Hautes-Alpes : « on se fout de savoir qui sera candidat aux présidentielles ou aux primaires »

Hautes-Alpes : « on se fout de savoir qui sera candidat aux présidentielles ou aux primaires »

POLITIQUE / Kevin Para, réélu à la tête de la fédération Les Républicains dans les Hautes-Alpes, s'exprime sur la campagne des départementales et des régionales qui s'ouvre. Quant à la primaire à droite, il se dit défavorable à sa tenue, "nous n'avons pas la culture de la primaire"

 

- Hautes-Alpes - 

La campagne pour les départementales et les régionales peut désormais commencer. Jean Castex le premier ministre a présenté le calendrier ce mardi devant l’Assemblée Nationale, ce sera donc les 20 et 27 juin prochains que les citoyens seront appelés aux urnes pour élire à la fois leurs conseillers régionaux et départementaux, contre les 13 et 20 juin initialement prévus. Campagne qui sera extrêmement courte et amputée des traditionnels meetings, réunions… ce sera une campagne COVID. Si certains craignent que l’abstention soit la grande gagnante, avec une réaction post-confinement qui amène les Français bien loin des bureaux de vote, Kevin Para veut rester optimiste. Invité du « 8 :30 » ce mercredi, le président réélu à la tête de la fédération Les Républicains dans les Hautes-Alpes estime qu’il faut « faire confiance à nos citoyens, ils iront voter car les élections locales sont importantes ».

 

Régionales : « faire barrière à l’extrême droite »

Une campagne qui commence donc pour certains, mais pas pour Renaud Muselier. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se refuse toujours à dévoiler sa candidature, malgré le soutien de son parti Les Républicains, « il a été exemplaire dans la gestion de la crise sanitaire, et les Hautes-Alpes n’ont pas été oubliées » poursuit Kevin Para. Quant aux mains tendues à de multiples reprises par La République en Marche, il veut faire confiance au président de l’hémicycle marseillais. Si lui aussi rejette « les accords de parti », il estime cependant qu’on peut « prendre les bonnes personnes et entamer un travail commun » car l’objectif est « de tout faire pour que l’extrême droite ne gagne pas ».

 

Les présidentielles, exit les primaires ?

« Les Républicains ne sont pas un parti de primaire », juge le président des LR 05. Si certains sont déjà prétendants comme Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, d’autres par contre ont annoncé ne pas participer à ce scrutin, à l’image de Xavier Bertrand.

 

« On se fout de savoir qui sera candidat aux présidentielles ou aux primaires », K. Para

 

Quant au patron du parti au niveau national, Christian Jacob, lui défend depuis plusieurs mois une ligne opposée à l’organisation de primaires. Tout comme Kevin Para, « nous n’avons pas la culture des primaires, il doit y avoir un leader qui se dégage naturellement. Mais ce n’est pas le moment d’en parler aujourd’hui, on se fout de savoir qui sera candidat. En ces temps de crise sanitaire, ce n’est pas bienvenu ».

Kevin Para repart donc pour un nouveau mandat de président de Les Républicains dans les Hautes-Alpes, un parti qui comptabilise dans le département plus de 300 adhérents, « les partis ne sont pas morts, la droite n’est pas morte ».

 

C. Cava Michard