Hautes-Alpes : la crise au CHICAS gagne le pavé

Hautes-Alpes : la crise au CHICAS gagne le pavé

SANTÉ / Le collectif pour l'Avenir du CHICAS appelle au rassemblement ce vendredi, alors que ce sont plus de 500 consultations qui ont été annulées ou reportées, 200 interventions également. Près de 50 agents auraient été reçus par le médecin du travail et une trentaine de médecins et soignants sont en arrêt maladie.

 

- Hautes-Alpes - 

 

Le conflit au sein du centre hospitalier de Gap gagne le pavé. Un appel au rassemblement est lancé pour ce vendredi par le collectif pour l’Avenir du CHICAS. Des médecins, soignants, agents, retraités et des patients y sont réunis. Depuis plusieurs semaines, la crise s’installe dans les services, depuis la réintégration du docteur Hammami. Ce dernier avait dénoncé l’un de ses collègues dans le dossier de la cimentoplastie discale. Après avoir été suspendu pour comportement inapproprié, anti-déontologique et « clivant », il a finalement été réintégré au mois de mars, considéré alors comme « lanceur d’alerte » par le Défenseur des Droits. Un statut qui lui confère, selon le collectif, une « immunité administrative ». Sauf que ce médecin ferait régler un climat délétère.

 

« Le retour du Dr Hammami dans l’établissement n’est pas possible compte tenu des menaces qu’il a proférées et de l’état d’esprit dans lequel il demeure. », rapport de l'ARS, février 2019

 

Selon le collectif, déjà en février 2019, un rapport d’inspection de l’ARS concluait à un retour impossible du praticien en raison des « menaces qu’il a proférées et de son état d’esprit ». Une mission de médiation est actuellement diligentée par le Centre National de Gestion, alors que cinq orthopédistes ont démissionné, la plupart des anesthésistes font valoir leur droit de retrait ou sont en arrêt maladie. « La plupart des chirurgiens des autres spécialités ne se sentent pas sereins pour opérer et déprogramment leurs interventions ne traitant que les urgences », constate le collectif. Ce sont plus de 500 consultations qui ont été annulées ou reportées, 200 interventions également. Près de 50 agents auraient été reçus par le médecin du travail et une trentaine de médecins et soignants sont en arrêt maladie. Une « impasse préoccupante » qui met entre parenthèses la prise en charge des patients. Le collectif appelle donc au rassemblement vendredi, de 13h à 14h sur l’esplanade du CHICAS à Gap. Notez qu’une pétition est en ligne, elle a déjà recueilli plus de 1.900 signatures.

 

C. Cava Michard