Hautes-Alpes : « la couche est pleine » face à la réforme des crèches

Hautes-Alpes : « la couche est pleine » face à la réforme des crèches

SOCIÉTÉ / Elle prévoit notamment des crèches plus pleines mais moins de professionnels par enfant

 

- Hautes-Alpes -

 

« La couche est pleine, les crèches sont en colère » ou encore « crèches surbookées = bébés sacrifiés ». Tels sont les slogans que l’on pouvait lire ce mardi matin devant la préfecture des Hautes-Alpes à Gap. Une mobilisation était organisée pour dire « non » à la loi ASAP, loi d’Accélération et de Simplification de l’Action Publique. Elle vise notamment à augmenter le nombre de places en crèches.

 

Une trentaine de mobilisés à Gap devant la préfecture, banderoles et pancartes en mains

Ils ne veulent pas d’un accueil au rabais. Les professionnels de la petite enfance étaient en grève ce mardi partout en France à l’appel de plusieurs syndicats (CGT, CFDT, FO, Sud, FSU, SNPPE). Dans les Hautes-Alpes, biberons, couches et doudous étaient exceptionnellement remisés au placard car la réforme d’Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Solidarité et de la Santé, passe mal. Elle prévoit notamment de réduire le taux d’encadrement, en passant d’un professionnel pour six enfants au lieu de cinq qui ne marchent pas ou huit enfants qui marchent. Natacha et Virginie, agents techniques à la crèche des Pins, se disent inquiètes du bien-être des enfants, « déjà aujourd’hui c’est compliqué. Mais on n’a que deux bras ».  

 

Réduction de la surface

Céline, auxiliaire de puériculture à la crèche la Pountinela de Gap s’interroge face à la réduction de la surface intérieure minimale autorisée de 7m² à 5.5m². « Ce n’est pas qu’on ne veut pas, c’est qu’on ne peut pas. On ne peut pas demander à un être vivant qui grandit qui se développe, de lui dire tu rested là, tu ne bouges plus. Non ! Un enfant a besoin de découvrir » rappelle l’auxiliaire.

Notez également que le projet de loi prévoit que les microcrèches pourront accueillir jusqu’à 12 enfants au lieu de 10 aujourd’hui.

 

Le reportage d’Aurore Vallauri :

 

A. Vallauri