Hautes-Alpes : la préfecture dément des coups de feu à la frontière pour faire fuir un groupe de migrants

Hautes-Alpes : la préfecture dément des coups de feu à la frontière pour faire fuir un groupe de migrants

FAITS DIVERS / Selon l'agence de presse italienne Ansa, un groupe de migrants aurait pris la fuite à Montgenèvre, après que des tirs aient été tirés

 

- Hautes-Alpes - 

 

Un groupe de migrants aurait-il pris la fuite à Montgenèvre, alors qu'il tentait de passer la frontière, après que des coups de feu aient été tirés par des forces de l'ordre dans la nuit de jeudi à vendredi dernier ? À cette question, la préfecture des Hautes-Alpes répond en qualifiant cette information de "rumeur". Selon l'agence de presse italienne Ansa, un groupe de migrants aurait été refoulé à la frontière de Montgenèvre, paniqué après avoir entendu des tirs. Une enfant afghane de 11 ans est hospitalisée à Turin, choquée. 

 

"Aucun tir n'a été effectué", préfète des Hautes-Alpes

 

Dans un communiqué, la préfecture explique que cette fillette faisait partie d'un groupe de 14 migrants en situation irrégulière, dont huit enfants, tous interpellés.  "Ils ont été interpellés et entendus selon les procédures habituelles, avant d'être remis aux autorités italiennes conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'aile", poursuivent les services de l'État. Quant aux tirs qui auraient été entendus, la préfète Martine Clavel a demandé aux forces de l'ordre, armées et fédération de chasse "si des tirs ou d'autres activités susceptibles de produire des détonations avaient eu lieu entre jeudi après-midi et vendredi matin. Aucun tir n'a été effectué, pas même au titre d'un exercice ou entrainement des forces armées, ni d'une battue administrative". Une version qui va dans le sens de celle donnée par le service de communication des armées, "toutes les vérifications ont été faites, l'armement, les munitions ont été vérifiés et rien ne vient corroborer ces accusations".

Les autorités italiennes auraient également déclaré avoir entendu le groupe de migrants indiquer n'avoir perçu aucune détonation. 

 

C. Cava Michard