Hautes-Alpes : finances publiques, « un réseau remanié pour répondre aux besoins des populations », O. Dussopt

Hautes-Alpes : finances publiques, « un réseau remanié pour répondre aux besoins des populations », O. Dussopt

POLITIQUE / Le ministre chargé des Comptes publics a été accueilli ce lundi par les manifestants. Pour les syndicats, « les réformes sont déconnectées des situations locales »

 

- Hautes-Alpes -

 

« On est là, on est là », Olivier Dussopt, ministre chargé des Comptes publics a été accueilli ce lundi par les slogans des manifestants de l’intersyndicale CGT, FO, DGFIP et CFDT Finances publiques. Ils étaient une vingtaine devant le Conseil Départemental des Hautes-Alpes à Gap à venir manifester leur mécontentement face à la signature de la charte du nouveau réseau départemental des Finances Publiques sur le territoire haut-alpin. Pour les syndicats, « les réformes sont menées par Bercy mais sont déconnectées des situations locales » comme l’explique Antoine Dessein, militant CGT :

 

Pour Olivier Dussopt, au contraire, ce service doit répondre aux besoins des usagers, en particulier dans un département rural, comme les Hautes-Alpes, « les finances publiques étaient implantées dans 13 communes jusqu’à présent. Elles le seront dans 18, c’est-à-dire qu’il y a cinq communes de plus dans lesquelles les habitants des Hautes-Alpes pourront aller à la rencontre des agents des finances publiques ».

 

« Nous apportons aussi du conseil aux élus avec des agents spécialisés », O. Dussopt

Avant de signer cette charte du nouveau réseau départemental des Finances Publiques, le ministre, en compagnie de Joël Giraud s’était rendu dans l’entreprise Welco Industries au Poët, entreprise spécialisée dans l’aéronautique, puis à Saint Etienne en Dévoluy pour l’inauguration de l’espace France Services.

Notez que selon le secrétaire d’État à la Ruralité, dans le cadre du programme national sur la montagne, un fonds de résilience sera mis en place, « pour que les stations soient moins dépendantes au produit ski alpin ». « De cette crise naitra peut-être un nouveau regard et une nouvelle façon de considérer l’économie de montagne » indique l’ancien député des Hautes-Alpes.

 

A. Vallauri