Hautes-Alpes : fermeture anticipée des bars et restaurants, ambiance morose

Hautes-Alpes : fermeture anticipée des bars et restaurants, ambiance morose

SOCIÉTÉ / ÉCONOMIE/ « Ça va nous tuer », les professionnels sont inquiets

 

- Hautes-Alpes -

 

Ils ont tiré le rideau à 22h00. Restaurateurs et gérants de bar ont dû, ce mercredi soir, mettre en application la nouvelle réglementation mise en place après un arrêté de la préfecture des Hautes-Alpes. Dans le Briançonnais, c’est même une heure plus tôt, dès 21h00 qu’il a fallu fermer les portes. En effet, l’épidémie de COVID 19 évolue de façon préoccupante sur le territoire selon l’Agence Régionale de Santé. Et ce mercredi soir, l’ambiance était plutôt morose dans les rues de la capitale douce, alors que les restaurants et les bars doivent fermer à partir de 22h, certains rangent déjà, une heure plus tôt. C’est le cas de Philippe, gérant de "La Friterie de la Cloche".

 

« Depuis 20h, il n’y a plus personne », Philippe

 

Un peu plus loin, on s’active encore, mais Ludovic responsable de la brasserie "Le Deds", tire le même constat. Il y a déjà beaucoup moins de monde depuis l’annonce des nouvelles mesures. Cette fermeture anticipée a dû mal à passer, « on joue le jeu car on n’a pas le choix mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi 22h, pourquoi 21h à tel endroit. Nous on a le gel hydroalcoolique sur toutes les tables à l’intérieur, le port du masque obligatoire, le cahier de rappel, la distanciation sociale ».Du côté des consommateurs, les avis sont partagés. Alors que le taux d’incidence est de 237 pour 100.000 habitants sur le territoire haut-alpin, et qu’une vingtaine de clusters ont été identifiés, certains saluent les mesures prises par la préfecture quand d’autres les regrettent. « Ça met entre parenthèses toutes nos sorties, au lieu de les faire au bar, on fait des grosses soirées chez nous et ça revient au même » commente un étudiant. Pour Julie, la gérante du "Black Lions", c’est une situation compliquée car les habitués arrivent en général autour de 22h30/23h.

 

« Ça va nous tuer je pense, j’espère que des aides vont être mises place », Julie

 

Notez que ces dispositions sont prises, pour l’heure, jusqu’au 17 novembre.

 

Le reportage d'Aurore Vallauri :

 

Marc Gueydon, président de l’UMIH 05 craint l’impact sur les restaurateurs et gérants

Et après ces annonces de la préfecture, le président de l’UMIH 05, l’Union des Métiers et Industries de l’Hôtellerie, Marc Gueydon, n’a pas manqué de réagir. Des décisions qu’il « comprend » mais il craint l’impact sur les restaurateurs et gérants bars.

 

A. Vallauri