Hautes-Alpes : "LREM a une faible implantation locale"

Hautes-Alpes : "LREM a une faible implantation locale"

POLITIQUE / Marc Bourgeois, référent La République en Marche dans les Hautes-Alpes, était l'invité du 8:30

 

- Hautes-Alpes - 

 

Le parti « La République en Marche » dans les remous depuis la mi-décembre, alors que la France pourrait bien se retrouver davantage bloquée face à la réforme des retraites. Une réforme qui ne passe pas, tant et si bien que, malgré la reprise des négociations, les syndicats appellent déjà à la mobilisation ces 9 et 11 janvier. Marc Bourgeois, référent LREM dans les Hautes-Alpes, se dit « optimiste car nous sommes toujours dans un jeu de crispation quand il s’agit de faire des réformes en profondeur », l’issue devrait donc être favorable au gouvernement selon lui. Pour autant, difficile de défendre un régime universel quand les militaires, les policiers, les danseurs de l’opéra et les pilotes d’Air France ont obtenu la reconnaissance de leur cas particulier… « Universel ne veut pas dire uniforme, il faut trouver ce qui est juste en tenant compte des spécificités ».

 

Age pivot, vers des concessions ?

L’âge pivot bloque dans cette réforme, notamment la CFDT. Alors pour tenter de faire avancer, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée National, veut limiter le malus de ceux qui partiraient avant 64 ans. Une 20aine de députés LREM appelle aussi à la concession, des idées qui ne rebutent pas Marc Bourgeois.

 

« La République en Marche a en effet une faible implantation locale », M. Bourgeois

 

N’attendez pas la République en Marche en tête de liste pour les élections municipales, car le mouvement pâtit d’une existence jeune avec un ancrage territorial faible. « Les gaullistes ont mis 15 ans avant de s’implanter, nous sommes dans un démarrage et tentons d’insuffler quelque chose de dynamique », rappelle Marc Bourgeois. Le parti sera donc présent comme vivier d’idées pour les programmes des candidats, avec cinq idées prédéfinies, « on ne veut pas soutenir une personnalité sans avoir discuté du programme. On veut que nos idées progressent ».

 

 

C. Cava Michard