Hautes-Alpes : Plan Régional de Santé, la Mutualité Française dénonce la posture politicienne de P. Boyer

SANTÉ / Alors qu'une soirée débat se tenait ce mercredi soir pour informer sur le Plan Régional de Santé 2018-2023, le président, Jean-Claude Eyraud, est revenu sur les annonces de l'ARS. Et dénonce la posture de la députée Pascale Boyer

 

- Hautes-Alpes - 

 

La délégation départementale des Hautes-Alpes a tenu une réunion publique, ce mercredi soir, à Gap. Une réunion pour dire non au plan régional de santé.

 

L’Agence Régionale de Santé s’abstient de mettre des moyens suffisants

Point par point, les membre de l’organisation ont débattu sur les différentes mesures contre lesquelles ils s’opposent et qui doivent entrer en vigueur cette année… Parmi elles : la suppression du service de cardiologie de jour de l’hôpital de Sisteron, le transfert des 25 lits de l’hôpital psychiatrique de Laragne-Montéglin au centre hospitalier de Gap… Mais aussi, la fermeture du service des urgences de nuit à l’hôpital d’Embrun, ce qui va, pour Jean-Claude Eyraud président de la Mutualité des Hautes-Alpes, avoir de graves conséquences sur l’offre de santé dans les Alpes du Sud.

 

« Les patients devront se rendre à Gap, Briançon ou Aix-en-Provence », J.-C. Eyraud

 

Avec des moyens qui ne sont pas mis à disposition du territoire par l’ARS, « dans le secteur d’Embrun, ce sera dramatique ». Le représentant s’inquiète notamment pour cet été.

 

Jean-Claude Eyraud n’a pas non plus digéré la décision de la députée LREM des Hautes-Alpes Pascale Boyer qui avait choisi de s’abstenir lors du vote d’une motion contre le plan Régional de santé. C’était la semaine dernière, au Conseil départemental.

 

Jean-Claude Eyraud dénonce la posture « politicienne » de P. Boyer

Le président de la Mutualité des Hautes-Alpes s’est livré, ce mercredi, à une attaque en règle contre l’élue haut-alpine qu’il accuse également de ne pas soutenir la loi montagne censé favoriser l’accès au soin. Un calcul politicien, selon lui, qui prouve la contradiction entre les deux mandats de Pascale Boyer : celui de Parlementaire et le second de conseillère départementale.

 

Mais pour ce dernier, il n’y a pas que la députée du département qui souffre d’un manque d’indépendance. Selon lui, c’est aussi le cas de l’Agence régionale de santé. « Cette structure est le bras armé du gouvernement, du ministère de la santé. On sait très bien que ce qui nous est proposé-là n’est rien d’autre que la volonté du gouvernement. »

Le projet régional de santé doit encore faire l’objet de délibération.

 

Q. Perez de Tudela