Hautes-Alpes : des adolescents mis 24h en conditions extrêmes

Hautes-Alpes : des adolescents mis 24h en conditions extrêmes

SÉCURITÉ / 80 adolescents de 13 à 18 ans, ayant pris option défense dans leur cursus scolaire, participent à un raid pas comme les autres.

 

- Hautes-Alpes -

 

« On est bien dans nos chaussettes. On est bien dans nos baskets. On est le groupe 7 ! » Un cri d'encouragement poussé par un groupe d'ados qui veut en découdre lors de ce Raid Défense 24h. Dans les forêts d'Embrun, 80 adolescents de 13 à 18 ans, ayant pris option défense dans leur cursus scolaire, participent à ce raid pas comme les autres. Pendant 24 heures, ils enchaînent neuf épreuves chronométrées. Inspiré de la Croix Rouge norvégienne et danoise, ce raid fait découvrir des disciplines et gestes militaires et de secourisme.

 

 

Solidarité, entraide, survie

La première épreuve se nomme « de l'eau pour survivre ». Tous se précipitent près de la Durance, traversent un bras de quelques mètres, dans une eau glacée et rapportent chacun deux bouteilles d'eau. Une eau qu’il faudra décontaminer pour tenir les 24 heures, avec une ration de nourriture améliorée avec un plat froid et un plat chaud. Une première épreuve qui met les jeunes dans les conditions réelles de quasi survie. « Je ne me suis pas préparée spécialement pour ce raid. J'attends de pouvoir dépasser mes capacités et que moralement je tienne, d'avoir confiance en moi », nous explique Marianne Feret, 14 ans.

 

 

Le groupe 7 est suivi par un reporter, un membre de l’équipe éducative. « Je trouve que c'est une superbe épreuve de cohésion pour les élèves, mais pour leurs parents qui voient en direct ce qu'ils font dans cette option. Ça fait plaisir de voir nos enfants aussi motivés », salue ainsi Anne-Laure Gasquet. 6 pompiers, 3 gendarmes, 6 militaires et 46 parents d’élèves sont mobilisés pour assurer l'encadrement et la logistique de ce raid.

 

Forger les citoyens de demain

« Ce n'est pas un projet élitiste. Ce projet développe la sensibilisation, l'attention et la responsabilité », souligne Lionel Liron, l’enseignant à l'origine de ce projet. Inspiré par la Croix Rouge norvégienne et danoise, qui le font chaque année, ce raid fait découvrir des disciplines et gestes militaires et de secourisme : combattre le feu de forêt, récolter des indices sur une scène de crime, construction d'un camp en pleine forêt, autant d'épreuves réalisées en contexte dégradé.

 

  

 

Pour finir, ce dimanche matin, une course de raft sur la Durance, avant d’obtenir son diplôme honorifique.