Hautes-Alpes : un refuge pour la faune au camping

Hautes-Alpes : un refuge pour la faune au camping

ENVIRONNEMENT / Un refuge LPO a été inauguré ce dimanche, au sein du Camping Napoléon à Gap.

 

- Hautes-Alpes -

 

Un refuge LPO au sein du camping Napoléon à Gap. Il a été inauguré ce dimanche, lors de nombreuses animations gratuites. Ce sont les nouveaux gérants qui ont décidé d’en faire un hôtel de plein air respectueux de l’environnement. Ils ont pris contact avec la Ligue de protection des oiseaux, dont un membre est en master « métiers de la montagne » à l’Université d’Aix-Marseille à Gap. « Concrètement, sur le camping, le propriétaire a vraiment voulu de re-végétaliser du mieux possible, en remettant une strate arbustive importante », explique Elie Monin sur Alpes 1. Il s’agira principalement d’arbres fruitiers, favorables à la population d’oiseaux des Hautes-Alpes.

 

Des logements pour les touristes et pour les animaux

Ce camping ne veut plus seulement être un lieu d’hébergement pour vacanciers, mais bien un parc où les humains cohabiteraient avec la faune locale. « On aura aussi, sur les bâtiments, des gîtes à chiroptères [chauves-souris, ndlr.], des nichoirs pour les oiseaux. On aura des gîtes pour les micromammifères et puis, aussi, des hôtels à insectes pour favoriser la polonisation », ajoute Elie Monin. Le camping Napoléon va poursuivre sa transformation, en lien avec des techniciens de la LPO, Ligue de protection des oiseaux de l’antenne de Gap.

 

 

Plus qu’un simple travail scolaire

Avec trois de ses camarades, comme le veut leur formation, ils ont monté un événement ce dimanche, pour que le public découvre ce refuge LPO. L’idée étant de prouver que la faune sauvage peut vivre avec l’Homme. « Ça nous tient à cœur, parce qu’on est tous les quatre passionnés par l’environnement, par le fait de faire découvrir aux gens la montagne, l’écologie. Tous les quatre on est aussi attiré par la volonté de valoriser ce territoire. C’est un projet qui nous paraissait en accord avec nous-mêmes », a tenu à préciser Marie Briard-Turle, aux-côtés de Maxence Desoutter et Léa Durand.

Ce travail noté aura de toute façon permis à ces jeunes étudiants de plonger dans la réalité, à quelques mois d’arriver sur le marché du travail. Ils ont obtenu, pour cet événement, l’aide financière de la ville de Gap et du Conseil départemental des Hautes-Alpes, soutenus également par Biocoop/Le Grenier, Les Salaisons du Champsaur, le Domaine Allemand, Arbres et Techniques et la Ferme des Counières à Forest-Saint-Julien. Des étudiants en master qui veulent, demain, travailler dans le tourisme, l’animation environnementale, l’environnement, ou encore l’aménagement du territoire.

 

Elie Monin, étudiant, membre de la LPO :

Marie Briard-Turle, étudiante :