Hautes-Alpes : "il faut savoir écouter l'enfant car il dénonce avec ses mots"

Hautes-Alpes : "il faut savoir écouter l'enfant car il dénonce avec ses mots"

SOCIÉTÉ / La présidente d'"Enfant en Danger", Martine Marlois, était l'invitée d'Au Bout de l'Actu

 

- Hautes-Alpes -

Environ 2,5 millions de personnes sont victimes chaque année en France de traite des êtres humains, elles sont près de 2 millions de femmes et de filles, ils sont près de 600.000 hommes et garçons à subir des entraves à leur dignité, à leur liberté d’aller et venir, des atteintes à leur intégrité physique et à leur santé.

 

Une traite également infantile

Des chiffres avancés dans un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Une traite qui est aussi infantile, la plupart des enfants victimes sur le sol français viennent des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Roumanie, Serbie entre autres), et plus généralement d’Europe de l’Est. Depuis quelques années, on assiste à une augmentation du nombre d’enfants victimes en provenance d’autres pays, et plus précisément du Nigéria, du Maroc, d’Afghanistan, mais aussi de Chine. Un phénomène qui est global selon Martine Marlois. La présidente de l’association « Enfant en Danger » était l’invitée d’Au Bout de l’Actu ce vendredi soir.

 

La protection de l’enfant : d’un appel à une intervention

Pour la présidente, pour faire face à la maltraitance, « il faut savoir écouter l’enfant, car il va dénoncer avec ses mots. On a toujours peur d’être confondu avec de la délation ». Un numéro vert existe en France, le 119, « il reçoit 1.700 appels en moyenne chaque jour », explique la responsable. Dont 11 % proviennent directement des enfants concernés. Des violences intrafamiliales qui sont en progression selon le parquet de Gap et de Digne les Bains, et qui inquiètent Martine Marlois. Une situation qui est due à une crise économique qui perdure, « mais il ne faut pas tomber dans le cliché et dire qu’il n’y a que les enfants de familles pauvres qui sont maltraités. Car cela touche toutes les catégories socioprofessionnelles ».

Martine Marlois, présidente d'Enfant en Danger :