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Hautes-Alpes : essoufflé par la crise interne, l’UMP semble désœuvré

Aucune réunion n’a été organisée dans le département depuis la campagne présidentielle

Hautes-Alpes – La crise interne à Paris entre François Fillon et Jean-François Copé a considérablement endeuillé l’UMP dans les Hautes-Alpes. Aucune réunion n’a été organisée dans le département depuis la campagne présidentielle, alors que les statuts (article 8 du règlement intérieur) du parti obligent les responsables à aménager une réunion tous les six mois.

Interrogé par la radio Alpes 1, le secrétaire départemental de l’UMP, Victor Berenguel « assume ». « Nous étions dans l’attente de directives », explique-t-il. « Nous étions samedi dernier à Paris dans le cadre d’une réunion nationale des cadres », résume le maire de Savines-le-Lac et conseiller général, ajoutant qu’une assemblée générale de la Fédération des Hautes-Alpes était bien prévue au 24 février. Cette date n’était pas encore officielle il y a encore une semaine. « La campagne interne a été préjudiciable pour l’UMP et les deux hommes (les militants avaient à se prononcer, en  novembre 2012, entre Fillon et Copé pour la présidence de l’UMP, NDLR). Aujourd’hui, il est nécessaire de faire un état des lieux des différentes forces politiques dans le département, et lancé un vaste plan de bataille pour les municipales », réagit Romain Gryzka, secrétaire départemental adjoint des Hautes Alpes.

Depuis dix mois, l’UMP règle ses comptes en l’absence de l’ancien leader et président Nicolas Sarkozy. Candidats à la tête de l'UMP, Fillon et Copé ont indirectement mené une campagne fratricide dans les Hautes-Alpes. Une nouvelle élection du président de l'UMP est envisagée, en septembre, mais il semble trop tard, les militants du département n’oublient pas et certains s’interrogent sur la capacité de l’UMP à remporter les élections municipales. « Je n’ai reçu qu’un carton de vœux. Il n’y pas eu de réunion alors que j’attendais des discussions de la part des responsables après les élections en interne », témoigne Corinne 44 ans, adhérente UMP depuis les dernières élections présidentielles. Cette militante Gapençaise assure que son avis est globalement partagé chez les militants. « On ne sait pas trop où l’on va aujourd’hui », s’étonne Jean-Daniel 57 ans, ancien RPR et militant UMP depuis la création du parti en 2002. « L’élection en interne nous a fait beaucoup de mal. Localement, nous attendons des leaders légitimes, charismatiques et qui fassent l’unanimité pour les élections municipales », explique ce Briançonnais.

Un accord de sortie de crise entre Copé et Fillon a été signé le 17 décembre 2012, mais plus de huit semaines après, la page semble loin d’être tournée dans les Hautes-Alpes. L’appareil politique de l’UMP est-il asphyxié dans les Hautes-Alpes ? « Non », répond la présidente de la fédération depuis 2009. « Je comprends l’impatience des militants. Comme dans toutes les fédérations, l’UMP dans les Hautes-Alpes a vécu une période difficile. Nous avons attendu le retour au calme pour éviter les dissensions au sein de la fédération. Nous sommes dans une logique de reconquête politique en vue des municipales », assure l’ancienne députée UMP des Hautes-Alpes, Henriette Martinez.

Enfin, à en croire le site internet de la fédération UMP des Hautes-Alpes, la dernière « actualité » est un article datant du 16 août 2011 concernant « les jeunes Pop des Hautes-Alpes » à savoir l’UMP Tour 05. « Nous sommes une cinquantaine de jeunes dans la fédération et nous restons aujourd’hui encore très actif », observe Alexandre Mougin, responsable départemental 05 des Jeunes Populaires.