Hautes-Alpes - Une
reprise d’activité jugée illégale au centre de vacances « Les
Léautiers » aux Orres : c'est ce qu’a constaté ce mardi un huissier de
justice, mandaté par le syndicat Force Ouvrière. Le centre des Léautiers
appartient à la SCI des Léautiers, un bâtiment vendu par la mairie de
Corbeil-Essonnes en 2005 à l’association « Vacances et Loisirs ». Des
nouveaux exploitants à la gestion douteuse pour l’ex-directeur du centre, Yves
Lénard. Il s’est exprimé sur Alpes 1 : « Je
me suis aperçu de plusieurs dysfonctionnements de la part du directeur général,
qui nous imposait la réservation de certaines chambres, de certains
fonctionnements par rapport à sa famille. Des chambres étaient réservées à
titre tout à fait gracieux ». Un élément avancé par les anciens salariés comme étant l'une des causes de la faillite économique du centre.
Le 28 juin dernier,
les 15 salariés du centre de vacances « Les Léautiers » aux Orres se
sont mis en grève, suite à des salaires impayés et des retards de paiement chez
les fournisseurs. Une situation financière incompréhensible pour les salariés,
comme pour Roger Fabre, économe au centre de vacances depuis 30 ans : « Les bilans de nos séjours étaient
satisfaisants, au moins à 70/80%. Le travail commercial était bien fait, le
centre était rempli régulièrement. Il y a eu des années meilleures que
d’autres, évidemment », a-t-il défendu sur Alpes 1.
Le
14 juillet dernier, le centre de vacances des Orres a été placé en redressement
judiciaire, alors que l’association « Vacances et Loisirs », qui
exploitait la structure, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal
administratif de Marseille. Les 15 salariés se sont retrouvés au chômage économique.
Un nouvel exploitant a débuté son activité dimanche dernier, le 20
janvier : une société champsaurine, spécialisée dans les activités d’eau
vive. Un non respect de la légalité pour André Trudu, ex-chef des cuisines et
secrétaire Force Ouvrière. Pour lui, le contrat de vente de 2005, entre la
ville de Corbeil et l’association « Vacances et Loisirs » n’a pas été
respecté : « Il y avait 11
détachés de la mairie de Corbeil-Essonnes qui devaient travailler, quelque soit
l’exploitant, jusqu’à leur retraite. Ce n’est pas le cas ».
L’huissier
de justice, qui est venu constater la reprise illégale de l’activité, va saisir
dans les prochains jours le Tribunal administratif de Marseille. Notez aussi que
le syndicat FO s’est dit prêt à créer une nouvelle association pour gérer le
centre de vacances des Léautiers aux Orres, en reprenant l’ensemble du
personnel. Mais pour cela, la ville de Corbeil-Essonnes doit redevenir
propriétaire des lieux. Une action judiciaire en ce sens est aussi en cours.