Hautes-Alpes - La Mutualité Française appelle de ses vœux à la réforme de la protection sociale. En octobre dernier, lors du 40ème Congrès de la Mutualité Française à Nice, la fédération s’était inquiétée de l’augmentation de la taxe sur les contrats de santé (assurances, mutuelles, institutions de prévoyance) dont l’objectif était notamment de combler le déficit de la Sécurité Sociale. Une hausse qui a eu depuis des répercussions sur les prix des cotisations avec une augmentation des tarifs en moyenne de 4,7 %. « Est-ce que ce n’est pas reporté sur le mutualiste ? », se demande Denis Philippe, président de la Mutualité Française dans les Hautes-Alpes, invité d’Alpes 1 Live ce vendredi midi. En rappelant qu’au niveau régional, « 30 000 personnes sur la région ont renoncé aux mutuelles. Il y a un problème alors que le Président de la République nous disait en octobre dernier qu’il fallait que chaque Français ait une complémentaire en 2017. Le discours est louable, mais quelque part, c’est reconnaître que la Sécurité Sociale a pris un coup dans l’aile. Et on peut se demander ce qu’elle va devenir », poursuit Denis Philippe.
Si la Mutualité Française défend le système principal de protection sociale, elle demande la création d’un pacte social « qui réunirait les pouvoirs publics, le mouvement mutualité et les professionnels de santé pour aller vers une réforme. Savoir comment aujourd’hui on finance la protection sociale dans notre pays », explique le Président dans les Hautes-Alpes.
Un courage politique que la fédération appelle, « les systèmes de financements tels qu’ils ont été pensés en 1945 ne sont plus adaptés aujourd’hui », conclut Denis Philippe.