Hautes-Alpes : près de 400 caméras déployées à Gap, et un centre de supervision plus moderne

Hautes-Alpes : près de 400 caméras déployées à Gap, et un centre de supervision plus moderne

SÉCURITÉ / Le Centre de Supervision Urbain a été inauguré ce mardi. L’occasion pour le maire de faire un appel du pied à l’État pour que ce CSU soit utilisé, de nuit, par la Police Nationale

 

- Hautes-Alpes -

 

Souriez, vous êtes filmés. La ville de Gap vient de se doter d’un Centre de Supervision Urbain modernisé. Il s’est installé depuis quelques semaines au sein du Campus des Trois Fontaines. Alors qu’en 2017, à son ouverture, il comptait 37 caméras actives, ce sont aujourd’hui 394 caméras qui sont gérées par les agents, avec un mur d’images de 18 écrans, pour 12 il y a six ans. Un mur qui permet de visionner les images recueillies en direct dans les bus de la ville, les bâtiments communaux, les parkings publics et bien sûr sur la voie publique. Une dizaine de caméras peuvent d’ailleurs vidéoverbaliser sur différents axes. Depuis le début de l’année, 394 PV ont été dressés par les policiers municipaux sur la base de la vidéo-verbalisation.

Un investissement de plus de 431.000 euros qui a vu le soutien de l’État pour plus de 131.000 euros pour « participer au sentiment de sécurité » salue le directeur de cabinet du préfet, Nicolas Belle, mais aussi pour déployer rapidement des effectifs de police en cas de besoin. Enfin, la vidéoprotection peut être utilisée sur réquisitions judiciaires. 87 ont été faites depuis le début de l’année.  Alors que ce Centre compte des opérateurs entre 7h et 22h, le maire de Gap, Roger Didier, a fait un nouvel appel du pied aux services de l’État lors de cette inauguration.

 

« J’ai renforcé nos équipes, j’ai renforcé le CSU, l’État nous a aidés à le financer. C’est dommage de ne pas l’utiliser 24h sur 24 », R. Didier

 

 

Notez que les images sont conservées 30 jours. Quant aux caméras, elles ne peuvent filmer dans les habitations. Concernant les effectifs, la ville compte désormais 20 policiers municipaux, tous armés. Une brigade de l’environnement a vu le jour en juin dernier. Deux policiers y sont affectés.

 

A. Vallauri