Haute-Provence : "l'École doit rester un sanctuaire exempt de violences"

Haute-Provence : "l'École doit rester un sanctuaire exempt de violences"

SOCIÉTÉ / Le parquet de Digne les Bains, l'Inspection Académique des Alpes de Haute-Provence, le Conseil Départemental, la Préfecture ainsi que les forces de gendarmerie et de police ont signé une nouvelle convention pour mieux lutter contre les nouvelles formes de violences scolaires

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

La violence scolaire ne doit pas rester impunie, et surtout elle doit trouver une réponse. Alors que le gouvernement a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire sa priorité après le suicide de Lindsay, adolescente de 13 ans dans le Pas-de-Calais, la Première Ministre Elisabeth Borne a annoncé ce jeudi attendre une réponse interministérielle d’ici juillet, qu’elle qualifie de « ferme et rapide ».

 

Agir fort et réagir vite

Au même moment dans les Alpes de Haute-Provence, la préfecture, l’inspection académique, le Conseil Départemental qui a en charge la protection de l’enfance, le parquet de Digne les Bains, les services de police et de gendarmerie signaient une convention contre les violences scolaires. Un nouveau texte qui vient réactualiser celui de 2010 car, en l’espace de 13 ans, de nouvelles formes de violences se sont développées dans les établissements, qu’elles soient sexistes, psychologiques ou liées aux réseaux sociaux.

© Préfet des Alpes de Haute-Provence

« Il faut agir fort » selon le préfet Marc Chappuis et pour cela, tous ces acteurs vont devoir se parler, « ils vont devoir échanger les informations dès lors qu’on a un signalement ». Un partage pour réagir « vite et fort » selon le représentant de l’État et « permettre à notre école de rester un sanctuaire exempt de violences ».

 

« L’école est le lieu de formation des hommes et femmes de demain », M. Chappuis

 

Un meilleur partage des informations qui devra aussi passer par un travail de terrain, sur la formation des acteurs et des enseignants et l’organisation de temps de sensibilisation auprès des élèves, « leur parler car l’école est le lieu de formation des hommes et des femmes de demain », souligne Marc Chappuis.

Cette convention a une durée de cinq ans, un bilan sera fait chaque année. Sachez qu’un référent justice est déjà en poste au sein de l’inspection académique. Un magistrat référent éducation nationale est également désigné au sein du parquet de Digne les Bains.

 

M. Bonnefoy / C. Cava Michard