Haute-Provence : noces finies entre Manosque et la DLVAgglo

Haute-Provence : noces  finies entre Manosque et la DLVAgglo

POLITIQUE / Le conseil communautaire a voté, mardi soir, la démutualisation de deux services entre la ville et l’agglomération à la demande du maire Camille Galtier

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

Entre Manosque et la DLVAgglo, le désamour continue. Depuis les élections municipales de 2020, la distance se fait entre la ville et l’agglomération. Et depuis mardi soir, on a atteint le stade du divorce. À la demande du maire Camille Galtier, absent lors du conseil communautaire, on a voté la démutualisation de deux services : la direction des ressources humaines et le service enfance et jeunesse. « La ville de Manosque est une commune comme les autres au sein de l’agglomération. Il est normal que nous puissions avoir un service RH autonome, surtout quand nous supportons plus de 60 % de la masse salariale », s’expliquait ce vendredi matin l’édile sur les réseaux sociaux.

 

Vers une démutualisation complète

 

Une première étape pour certains vers une démutualisation complète, « regrettable » pour Armel le Hen, conseiller municipal d’opposition à Manosque qui a voté contre, tout comme trois autres élus. « Je sais qui va y perdre, ce sont les habitants ». Même avis pour le président de DLVagglo, Jean-Christophe Petrigny. Pourtant, il a rappelé qu’il n’avait pas le choix, « je ne peux pas m’opposer à l’avis du maire et de la Ville. On va vers une démutualisation complète des services. Peut-être est on allé trop loin dans la mutualisation au départ ? Il aurait fallu clarifier », a-t-il expliqué aux élus.

 

« Il ne faut pas qu’à chaque fois que Manosque demande quelque chose, on dise ‘amen’ », P. Fischer

 

Si Alain Demoulin, le premier adjoint à la ville de Manosque a tenu à rassurer, les mots n’ont pas suffi. Notamment à Pierre Fischer, le maire de Montfuron, « je suis assez surpris qu’il y ait deux services de ressources humaines. Il ne faut pas qu’à chaque fois que Manosque demande quelque chose, on dise ‘amen’ ». « J’invite les maires mécontents à mutualiser leurs services avec l’agglomération », a brièvement répondu Camille Galtier.

Les personnels ont été consultés, ils devront choisir d’ici la fin du mois s’ils préfèrent travailler pour la ville ou pour l’agglomération. Une démutualisation qui sera effective d’ici octobre.

 

C. Cava Michard