Alpes de Haute-Provence : les buralistes, nouveaux commerçants d’utilité publique

Alpes de Haute-Provence : les buralistes, nouveaux commerçants d’utilité publique

VOTRE QUOTIDIEN / Du Relais Poste aux paiements des impôts et des amendes, les 91 buralistes des Alpes de Haute-Provence jouent leur rôle de commerce de proximité tout en diversifiant leur activité

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Les buralistes, nouveaux commerçants d’utilité publique. Dans le cadre d’une convention de partenariat signée au niveau national en 2018 entre l’Association des Maires de France et la Confédération nationale des Buralistes, sa déclinaison départementale a enfin été concrétisée ce jeudi pour les Alpes de Haute-Provence. Un document paraphé à Sisteron par Daniel Spagnou, président de l’AMF 04 et Laurent Spinosa, président de la Fédération des Buralistes 04. Son objectif est simple : apporter plus de services publics et réduire la fracture numérique dans les 198 communes bas-alpines.

 

« On se transforme pour pouvoir faire face à cette baisse de la vente du tabac », Laurent Spinosa

 

Du Relais Poste comme celui récemment ouvert à Barcelonnette aux paiements des impôts et des amendes, les 91 buralistes des Alpes de Haute-Provence jouent leur rôle de commerce de proximité tout en diversifiant leur activité. En effet, avec seulement 57% de leurs clients qui achètent du tabac, une transformation de la profession était devenue inévitable selon Laurent Spinosa.

Dans la lignée de cette politique, le président de la Confédération nationale des Buralistes, Phillipe Goy, était présent ce jeudi sur le département. Outre cette signature de convention, cette visite a également été ponctuée par la présentation du Fonds de Transformation et de la stratégie « Transform’actions 2022 » dans la matinée à Manosque. Cette réinvention des buralistes a déjà commencé dans les Alpes de Haute-Provence avec deux expérimentations à Sisteron et à La Brillanne : l’installation d’un distributeur de billets. Un service qui répond à une attente d’une grande partie de la population bas-alpine tout en leur offrant une sécurité renforcée au sein de l’établissement.

 

C.Lourenço