Haute-Provence : la télémédecine pour diagnostiquer Alzheimer ?

Haute-Provence : la télémédecine pour diagnostiquer Alzheimer ?

SANTÉ / Provence Alpes Agglomération a lancé une expérimentation : deux études cliniques, l’une en présentielle l’autre à distancielle, pour diagnostiquer les troubles mentaux et cognitifs. Les résultats sont concluants

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

La télémédecine, le remède des déserts médicaux ? Provence Alpes Agglomération y croit. Alors que les soignants se raréfient sur le territoire, il faut agir. L’intercommunalité a présenté ce mercredi les conclusions de sa première phase d’expérimentation. Il s’agit, en fait, de diagnostiquer, dépister et suivre à distance, par des outils informatiques, les troubles mentaux et cognitifs chez les personnes âgées, comme les pertes de la mémoire, les maladies neurodégénératives, les démences ou la maladie d’Alzheimer. Deux études cliniques ont été lancées, l’une en présentielle, avec un médecin en face à face, et l’autre à distance, par écrans interposés.

 

50 patients ont mené l’étude

 Et les résultats de ces bilans cognitifs sont satisfaisants pour le docteur Vincent Bultingaire, spécialiste en gériatrie et consultation mémoire au sein du Centre Hospitalier de Digne les Bains., « la faisabilité est excellente, les patients se sont retrouvés à l’aise devant l’ordinateur ».

Comme l’a précisé Patricia Granet, présidente de Provence Alpes Agglomération, il ne s’agit pas « de se substituer à l’humain mais de décharger les professionnels, d’assurer une prise en charge plus rapide et de maintenir les seniors à domicile le mieux possible ».

 

Amener le dépistage au plus près des patients avec une unité mobile

L’équipe est donc allée plus loin dans son essai, pour amener la consultation mémoire au pied du domicile des patients. Une unité mobile a donc été mise en place, et l’acceptabilité semble au rendez-vous pour le moment, selon Rachid Gherchouche, ingénieur de recherche dans l’équipe CobTEK à Nice, « l’unité est équipée en 4G et se déplace vers la maison pour réaliser le bilan cognitif ». La seconde phase sera réalisée l’an prochain autour d’une 15aine de patients.

Un projet de télémédecine financé par l’Europe impliquant aujourd’hui plusieurs partenaires comme l’INRIA, Institut National de recherche en informatique et en automatique, le centre hospitalier de Nice, ou encore l’université de Maastricht.

 

M. Bonnefoy



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