Alpes de Haute-Provence : "il y a une détresse agricole, j'ai eu des appels d'agriculteurs en larmes"

Alpes de Haute-Provence : "il y a une détresse agricole, j'ai eu des appels d'agriculteurs en larmes"

AGRICULTURE / Frédéric Esmiol, président de la Chambre d'Agriculture des Alpes de Haute-Provence, était l'invité du "8:30", il revenait sur l'épisode de gel qui a dévasté les cultures

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

« Les agriculteurs sont démunis, j’ai beaucoup d’inquiétudes », réagit Frédéric Esmiol. Le président de la Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute-Provence était l’invité du « 8 :30 ». Après des gelées en 2017 et en 2019, les exploitations ont une nouvelle fois été touchées la semaine dernière. Si les dégâts sont en phase de recensement, on estime déjà que 800 hectares voire plus ont été touchés dans l’arboriculture, « il est encore trop tôt pour estimer les pertes sur le colza, les pivoines et d’autres productions ».

Des aides sont déployées, 3 millions d’euros de la région PACA, la reconnaissance de la calamité agricole par l’Etat, le plan de relance aussi, 70 millions d’euros disponibles pour la protection des cultures face au changement climatique. « Vu l’ampleur des dégâts au niveau régional, le geste de la région est beau mais avec le nombre d’exploitants touchés, j’ai peur que cela soit réduit à peau de chagrin », estime Frédéric Esmiol. Le plan de relance va « permettre d’investir sur des moyens contre le gel », mais il demande que l’État déplafonne les aides. La calamité agricole permettra aux exploitants touchés à plus de 70 % de toucher 5.000 euros par l’hectare, « nous demandons à ce que ces aides puissent passer à 8.000 euros ».

 

C. Cava Michard