Haute-Provence : élections annulées à Digne, « injuste » selon P. Granet

Haute-Provence : élections annulées à Digne, « injuste » selon P. Granet

POLITIQUE / Pour son opposant Gilles Chalvet, « les Dignois seraient très mécontents que Madame Granet essaye de gagner du temps à travers un recours ». La mairie fait appel

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Les Dignois rappelés aux urnes. Le tribunal administratif de Marseille annule les élections municipales de juin 2020. Le délibéré a été rendu en début de semaine après une audience le 2 février dernier. Gilles Chalvet, de « Terre dignoise, devoir d’agir » avait présenté cinq griefs pour démonter la légitimité de la victoire de Patricia Granet Brunello. Seule l’authenticité d’une procuration et de 13 émargements a été remise en question par la justice. Selon le tribunal, des différences significatives dans 13 émargements ont été relevés entre le premier et le second tour, les suffrages sont donc irréguliers.

Pour Patricia Granet Brunello, cette décision est injuste, «  le jugement ne porte plus que sur 13 signatures et une procuration qui font qu’on va devoir revoter. Il y a des gens qui ont voté le nom de jeune fille, le nom d’épouse entre le premier et le deuxième tour. Ce n’est trois fois rien. C’est injuste mais c’est comme ça ». Seule satisfaction pour celle qui est encore maire, le tribunal a rejeté toutes les accusations de fraudes.

 

« Revoter pour moi est totalement injuste, je me battrai jusqu’au bout » P. Granet

 

La mairie a annoncé faire appel. 

Pour Gilles Chalvet, c’est la satisfaction suite à cette décision de justice. « Les Dignois seraient très mécontents que Madame Granet essaye de gagner du temps à travers un recours. Aujourd’hui le tribunal est sans appel, il annule ces élections. Les Dignois et les Dignoises aspirent à ce que le vote soit réorganisé » indique Gilles Chalvet, « Madame Granet avait la responsabilité d’organisation de ces élections. L’annulation lui porte une responsabilité donc à elle d’en tirer les conclusions ».

Notez que la requête de Marie-Anne Baudoui Maurel a été jugée irrecevable.

 

Les conseillers municipaux restent en place

Un recours sera donc déposé par la municipalité dignoise devant le Conseil d’État, elle a un mois dès la notification de la décision pour le faire. La préfecture des Alpes de Haute-Provence précise que le code électoral prévoit de laisser en fonction les conseillers municipaux jusqu’à ce que le Conseil d’État ait définitivement statué sur les réclamations. Une décision est attendue dans les six mois. « Dans le cas où l’annulation est devenue définitive, les électeurs sont convoqués dans un délai qui ne peut excéder trois mois », poursuit la préfecture.

 

C. Cava Michard/ A. Vallauri