Alpes de Haute-Provence : le pistachier remis au goût du jour

Alpes de Haute-Provence : le pistachier remis au goût du jour
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ENVIRONNEMENT / ÉCONOMIE / Des pistachiers ont été plantés dans deux vergers villageois et un verger paysan : une action qui se veut environnementale mais aussi patrimoniale

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

C’est une action qui se veut environnementale mais aussi patrimoniale, des pistachiers ont été plantés dans deux vergers villageois et un verger paysan. Une opération du Parc naturel régional du Lubéron, au titre de ses vergers conservatoires de La Thomassine, et des associations Act For Planet et Pistache en Provence dont a pu bénéficier la commune de Reillanne dans les Alpes de Haute-Provence. Depuis de nombreuses années, le parc du Lubéron essaime sur son territoire des vergers conservatoires. Pomme, figue, prune Perdrigon, ou encore griotte de Provence, ces vergers sont aujourd’hui renforcés par la plantation de pistachiers. Un arbre dont la culture, un peu oubliée aujourd’hui, a pourtant connu son heure de gloire selon Mathias Meignan, coordinateur de la Thomassine, « peu de gens le savent, mais en fait, il y a eu du pistachier en Provence. Il est arrivé au 17ème siècle. Il a été cultivé dans le Sud de la France jusqu’à la fin du 19ème siècle. Les pistaches servaient à beaucoup de choses comme à faire du nougat. Après, il y a eu des grosses productions qui se sont mises en place dans certains pays et qui ont complétement concurrencé la culture française ».

 

Vers un renouveau de la production de pistachier en provence?

Aujourd’hui, par le biais de ces plantations, il s’agit de sensibiliser la population à cette culture, une sorte de piqûre de rappel selon La Thomassine dont cette « production d’avenir ». « Avec cette recherche de relocaliser l’agriculture, beaucoup d’industriels recherchent des produits locaux comme par exemple l’amande. On cherche à réimplanter certaines productions ici. Le pistachier est en plus parfaitement adapté aux conditions qui s’annoncent, c’est-à-dire au réchauffement climatique. C’est pour cela qu’on favorise cette production, qui peut être un très bon débouché pour les agriculteurs de la Région » ajoute Mathias Meignan.

A. Vallauri