Alpes de Haute-Provence : le nombre de dossiers de surendettement continue de baisser

Alpes de Haute-Provence : le nombre de dossiers de surendettement continue de baisser

SOCIÉTÉ / ÉCONOMIE / Les situations de surendettement ont principalement pour origine des accidents de la vie comme le chômage, la maladie ou le veuvage souligne le directeur départemental de la Banque de France des Alpes de Haute-Provence

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Le nombre de dossiers de surendettement continue de baisser sur les Alpes de Haute-Provence. Ce mardi, la commission plénière du traitement du surendettement des particuliers s’est réunie sous la présidence de la préfète Violaine Démaret. Pour l’année 2020, ce sont environ 300 dossiers qui ont été traités, avec une commission une fois par mois, même en période de confinement. Un nombre en forte diminution, de 15% par rapport à l’année antérieure. Une baisse qui s’explique notamment par un recul de la consommation y compris des crédits à la consommation, « des mesures fortes de soutien public avec le chômage partiel, des prolongations de droits, des versements exceptionnels » souligne la préfecture. Cela fait donc désormais six années de suite que le nombre de dossiers de surendettement baisse. Philippe Kiehl, directeur départemental de la Banque de France des Alpes de Haute-Provence rappelle que les situations de surendettement ont principalement pour origine des accidents de la vie comme le chômage, la maladie ou le veuvage : « les ménages qui déposent un dossier de surendettement ont un endettement moyen autour de 18.000 euros hors immobilier. Ce sont à 70% des personnes seules. 30% d’entre eux sont des chômeurs, 28% sont des personnes en emploi et 20% des personnes à la retraite ».

Sur les Alpes de Haute-Provence, les ménages « n’ont pas un endettement excessif ». C’est le plus faible de la région souligne Philippe Kiehl. Toutefois, la part du crédit immobilier est « un peu plus importante ces dernières années ».

 

« Un ménage sur deux n’a aucune capacité de remboursement pour faire face à ses dettes, ce qui nous oblige à aller jusqu’à l’effacement total ou partiel des dettes », P. Kiehl

M. Bonnefoy