Alpes de Haute-Provence : « quand on est dans l’espace politique, on agit uniquement avec une polarité masculine »

Alpes de Haute-Provence : « quand on est dans l’espace politique, on agit uniquement avec une polarité masculine »

SANTÉ / Colette Charriau, ancienne conseillère régionale et municipale pour EELV dans les Alpes de Haute-Provence, a complètement arrêté la politique pour se lancer dans le coaching en sensualité féminine.

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

Il y a quelques années, elle siégeait encore sur les bancs du conseil régionale en tant qu’élue, tout comme sur les chaises du conseil municipal de Digne les Bains. On l’avait même vu candidate pour EELV en 2017 lors des législatives pour les Alpes de Haute-Provence. Mais désormais, la politique est derrière Colette Charriau. Elle s’est lancée depuis plusieurs mois dans le coaching en sensualité féminine, « la politique m’a permis d’identifier une part de moi, dans ce que j’étais capable de faire en tant que femme en politique. J’ai pu me tester ». Conclusion ? « Ce n’est pas facile d’être femme en politique, car je n’étais que dans une partie de moi-même et j’en occultais une autre ».

 

« Quand on est dans l’espace politique, on agit uniquement avec une polarité masculine », C. Charriau

 

Colette Charriau travaille désormais à réconcilier la polarité masculine et la polarité féminine. Une polarité masculine qui développe certaines qualités, comme « le courage, la détermination, la volonté. C’est une approche très rationnelle, logique, comparative. Tandis que la polarité féminine est plus dans une intelligence émotionnelle, dans l’écoute, la réceptivité ». Une part qui est désormais occultée, « nous avons perdu ce rapport, nous sommes pilotés par un masculin qui n’est pas toujours positif, qui se construit parfois aux dépends de l’autre ». Amener un peu plus de polarité féminine en politique conduirait-il à mettre fin à une grève des urnes, d’électeurs qui ne se sentent pas écoutés ? « C’est fort possible »… Retrouvez ici l'entretien dans son intégralité. 

 

C. Cava Michard