Alpes du Sud : le couac du tri des déchets sur le Sisteronais Buëch

Alpes du Sud : le couac du tri des déchets sur le Sisteronais Buëch

ENVIRONNEMENT / ÉCONOMIE / Cinq millions d'euros par an sont dédiés par la CCSB à la gestion des déchets

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

7.000 tonnes de déchets, c’est la quantité enfouie par an sur le territoire de la Communauté de communes du Sisteronais-Buëch. Un tonnage bien au-dessus de la moyenne nationale qui a causé la fermeture du centre d’enfouissement de Sorbiers depuis début novembre. En effet, il a d’ores et déjà atteint la capacité maximale de 66.000 tonnes sur 10 ans.

 

« On trouve toujours en moyenne 70% du container qui est mal trié. Le travail de l’habitant n’est pas bien fait à la base », Alain D’Heilly, vice-président en charge du volet technique de la gestion des déchets

 

Un apport supplémentaire de 4.000 tonnes pourrait être accordé par la préfecture des Alpes de Haute-Provence mais cela retardera seulement l’échéance de trois-quatre mois. Une échéance qui obligera la communauté de communes à demander aux territoires voisins de traiter leurs déchets ultimes. Malgré les efforts consentis par la CCSB et de nombreuses campagnes de sensibilisation, le message ne semble pas avoir été intégré par la population qui trie tout simplement mal selon Alain D’Heilly, vice-président en charge du volet technique de la gestion des déchets.

 

Des déchets qui coûtent chers à la CCSB

Avec un budget de cinq millions d’euros annuellement dédié aux ordures ménagères, les finances de la communauté de communes sont également impactées par des facteurs extérieurs à l’instar des 180.000 euros de surplus causés par la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) en 2025. « On fait tout pour faire baisser les coûts en réorganisant les collectes ou en mettant en place des points d’apports volontaires mais le problème qui se pose vient donc de la hausse de la TGAP. Le coût du traitement des déchets augmentera entre 50 et 70% suivant les apports et nous avons finalement de moins en moins de reventes de matériaux. Tout ce qui est papiers, verres, journaux, revues et magazines nous est repris à zéro euro, ce qui nous fait des pertes », explique Alain D’Heilly

Des pertes et donc une charge supplémentaire qui s’élève à 630.000 euros hors investissement à l’horizon 2025. C’est donc par un bien meilleur tri des déchets qu’une balance financière peut être trouvée si on ne veut pas toucher au portefeuille de la population avec une augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

 

C.Lourenço



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