Alpes de Haute-Provence : Contrôle du réchauffement climatique sur les villes de Cavaillon et de Manosque.

Alpes de Haute-Provence : Contrôle du réchauffement climatique sur les villes de Cavaillon et de Manosque.

Les 29 juin et 1er juillet 2020, le Parc naturel régional du Luberon a fait poser des capteurs de température dans les villes de Cavaillon et de Manosque afin de mieux caractériser le phénomène d’îlots de chaleur urbains.

30 capteurs de température fournis par la Maison de la météo et du climat des Alpes du Sud ont été posés dans ces deux villes, avec l’assistance technique du Parc du Luberon, des services techniques communaux et du bureau d’études GEOGRAPHR d’Avignon.

Le but est d’enregistrer, durant toute la période estivale, la température heure par heure dans différents endroits de ces communes (rue du centre-ville, parking ombragé, parking bitumé sans arbre, bord de cours d’eau et de canaux, jardin public, lotissement, habitat vertical zone commerciale, zone industrielle, forêt, zone agricole…). Les relevés seront analysés à l’automne et permettront de mieux appréhender le phénomène d’îlots de chaleur urbain, en partenariat avec le GREC-Sud (Groupe régional d’experts sur le climat en région Provence-Alpes-Côte d’Azur). A terme, ce travail permettra aux villes de mieux s’adapter au changement climatique et d’améliorer le confort et la qualité de vie des habitants du territoire.

L’îlot de chaleur urbain : qu’est-ce que c’est ?

Les îlots de chaleur urbains sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes, enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou forestières voisines, ou par rapport aux températures moyennes régionales.

Causé notamment par la morphologie urbaine, les activités humaines, la nature et la couleur des revêtements et la place du végétal, ce phénomène a un impact sur la température en ville.

Pour lutter contre ce phénomène, plusieurs solutions sont proposées, l’augmentation des espaces verts et des arbres en ville, l’isolation des bâtiments pour le confort d’été, la valorisation de la présence de l’eau et des canaux en ville, la limitation de la circulation automobile au profit des modes actifs (vélo, marche…) ou l’utilisation de revêtements plus perméables et avec un albédo plus élevé (plus de réflexion que d’absorption des rayonnements solaires restitués la nuit).

Dans son communiqué le parc du Lubéron explique que « la question du changement climatique fait partie de la feuille de route du Parc à travers sa charte (…) La prise de conscience est amorcée dans la société et il est de notre responsabilité désormais de l’amplifier et de mobiliser décideurs, associations, citoyens, entreprises, autour des enjeux et des conséquences des changements globaux. Ainsi, l’anticipation du changement climatique devra être au cœur de la future charte du Parc, dont la révision vient de commencer afin d’offrir aux habitants et acteurs du territoire des solutions innovantes pour s’adapter aux mutations climatiques et en limiter les effets négatifs. »

 

TM