Le 8:30 avec Chantal Eyméoud

Le 8:30 avec Chantal Eyméoud

POLITIQUE / Chantal Eyméoud sera présente dans la course aux municipales sur Embrun. Édile depuis 2011 et vice-présidente du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle aura face à elle son ancien conseiller municipal Marc Viossat

 

- Hautes-Alpes - 

 

2001 : Chantal Eyméoud est élue pour la première fois maire de celle que l’on appelle « la Nice des Alpes », Embrun. 19 ans aux manettes qui auront permis, selon elle, « de changer la ville ». Alors elle se fixe un nouveau cap à la tête de la mairie, le travail n’est pas fini pour elle, même si elle veut avancer un bon bilan : « dans l’environnement avec les transports collectifs gratuits ou les chaufferies. Dans le culturel et le sportif avec la rénovation de la quasi-totalité du patrimoine et des structures. Dans le tourisme avec l’attractivité du centre ancien et du plan d’eau ».

 

Une dette au régime ?

Le tout en désendettant la ville : si en 2010, Embrun était à 21 millions d’euros de dettes, elle est aujourd’hui à près de 11 millions d’euros. Cependant, le niveau par habitant reste plus élevé qu’une ville de même strate : 1.420 euros à la fin de l’année 2019 contre 858 euros par habitant pour une commune similaire. Similaire ? Pas tellement pour Chantal Eyméoud « car nous avons des charges plus élevées, notamment avec des équipements communaux plus importants du fait de la centralité et de l’aspect touristique de la ville ».

Le taux d’endettement devrait poursuivre sa courbe descendante, grâce aux subventions régionales, « ma position de vice-présidente de la Région m’a permis d’avoir des leviers pour mieux faire financer nos dossiers. Entre 70 et 95 % ».

 

« Un nouvel hôpital sera construit à Embrun », C. Eyméoud

 

C’est l’une de ses batailles en tant que maire, mais aussi présidente de la Conférence sanitaire des territoires dans les Alpes du Sud : l’installation d’un scanner dans les locaux de l’hôpital d’Embrun. Une idée enterrée par le directeur de l’Agence Régionale de Santé, Philippe de Mester. Interrogé sur Alpes 1 en décembre, il avait affirmé que, pour avoir un scanner, il fallait avoir des radiologues et des manipulateurs. « D’autre part, il faudrait envisager un partenariat entre public et privé, car le niveau d’activité de l’hôpital ne justifierait pas un scanner pour un établissement seul ». « Il a raison », lance Chantal Eyméoud, « si l’hôpital doit rester dans ses locaux, il est mort dans quelques années. Et ne rassemblera pas les conditions de développement pour accueillir des radiologues ».

Une décision semble en bon chemin, demandée depuis plusieurs années par les syndicats : la construction d’un nouvel hôpital. « Philippe de Mester a pris la décision oralement, nous allons construire un hôpital neuf » affirme le maire. Une construction qui permettrait de maintenir les urgences et d’installer un scanner avec la présence de radiologues. Prochaine étape : la validation de l’ARS, avant la réalisation du prochain SROS, Schéma Régional d’Organisation de la Santé, en 2020, qui validera les autorisations, « c’est là que l’installation d’un scanner devrait être prise ». Un scanner à hauteur de 600.000 euros qui sera financé par la Région. Quant au bâtiment, le cahier des charges, réalisé avec les équipes médicales, est désormais entre les mains de l’ARS. Fin 2021, les démarches administratives devraient prendre fin avant un permis de construire et des travaux courant 2022 pour une durée de 2 ans.

 

C. Cava Michard



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