Les invités d’Au Bout de l’Actu : « remplacer des trains par des bus peut être une solution », B. Poirson et C. Castaner

Les invités d’Au Bout de l’Actu : « remplacer des trains par des bus peut être une solution », B. Poirson et C. Castaner

POLITIQUE / Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire et Christophe Castaner, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, délégué général La République en Marche

 

- Alpes du Sud - 

 

Remplacer des trains par des bus : si la décision de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a suscité le mécontentement de certains usagers et représentants politiques, notamment dans les Hautes-Alpes sur la ligne Gap-Briançon, elle n’étonne pas le Gouvernement. Et notamment Brune Poirson. La Secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire, était l’invitée d’Au Bout de l’Actu à l’occasion de son déplacement dans les Alpes de Haute-Provence pour l’inauguration de l’éco-campus de Sainte-Tulle.

 

« Les trains vides polluent parfois plus que les bus », B. Poirson

 

« Les petites lignes sont essentielles, c’est pour cette raison que nous laissons le choix aux Régions de décider lesquelles ouvrir ou fermer », souligne-t-elle. Mais pour la Ministre, « les trains fonctionnent encore au diesel. Et vides, ils polluent parfois deux à trois fois plus que les cars ». Brune Poirson évoque donc des « solutions, une pluralité de modes de transport comme le car, le train… ». Pour Christophe Castaner, Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, délégué général LREM, il s’agit de faire des choix mais surtout « ne pas être dans le dogme, il y a en effet une palette de conditions de mobilité différentes ».

 

 

Loup : Renaud Muselier « ment » selon Christophe Castaner

Alors que le plan national loup 2018-2023 a bien du mal à se trouver un consensus dans des territoires comme les Alpes du Sud, malgré l’augmentation des prélèvements du canidé à 40 spécimens cette année, puis 10 % de la population comptabilisée par la suite, les éleveurs ne se sentent pas entendus par le Gouvernement. Quant aux représentants politiques des territoires, certains n’hésitent pas à évoquer « une éradication » du loup, à l’image de Renaud Muselier, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

« On ne peut pas choisir les espèces que l’on aime et celles que l’on n’aime pas », B. Poirson

 

Des annonces loin de « l’obligation de cohérence » dont la France doit faire preuve et du modèle de préservation de biodiversité selon Brune Poirson, « on ne peut pas s’affoler face à la baisse dramatique des oiseaux dans nos campagnes et dire de l’autre côté que l’on veut éradiquer les loups, on ne peut pas choisir les espèces que l’on aime et celles que l’on n’aime pas ».

Quant à Christophe Castaner, les mots sont forts à l’encontre du président de l’hémicycle marseillais également député européen, et il n’hésite pas à parler de « mensonge. Le loup est une espèce protégée, il sait très bien que, même sans ces conventions [Convention de Berge et Directive Faune et Habitat – NDLR-], nous n’avons ni le droit ni la morale d’éradiquer une espèce ». Les deux ministres mettent en avant l’augmentation du nombre de loups prélevés, mais aussi « le renforcement des processes de protection des troupeaux, y compris les tirs de défense ».

 

Barrages français : « il ne s’agit pas de privatiser »

Autre sujet évoqué : l’avenir des barrages français. Propriétés à 100 % de l’État, ils sont actuellement concédés en grande majorité à EDF, qui détient environ 85 % de la puissance installée, et Engie, vie ses filiales Compagnie nationale du Rhône (CNR) et Société hydroélectrique du Midi (Shem). Avec 25 GW, ils représentent entre 13 % et 14 % des capacités de production électrique en France et 70 % de l’électricité renouvelable.

Selon l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO, une lettre du gouvernement, non rendue publique, proposerait à la Commission européenne de concéder à de nouveaux opérateurs des « lots » de plusieurs barrages dont les concessions arrivent à terme, en empêchant les opérateurs de s’arroger plus de 60 % du total. D’ici à 2022, 150 des 433 barrages français pourraient être concernés. « On ne parle pas de privatisation », balaie la Ministre, « mais de délégation de service public ». Brune Poirson explique qu’une entreprise privée pourra gérer « pour le compte de l’État » les barrages « mais l’État continuera d’avoir la main mise dessus. C’est une ouverture à la concurrence, non pas pour le plaisir, mais parce que parfois c’est un gage d’efficacité et d’avoir des barrages moins chers ».

 

Europe, « il n’y aura pas de candidats battus aux élections européennes », C. Castaner

Il y a quelques jours, Brune Poirson déclarait que « l’Europe devait mieux protéger nos concitoyens ». Sur Alpes 1, elle explique qu’il faut « aujourd’hui réinvestir les institutions européennes, il faut que la France soit plus présente et mieux présente. Nous avons trop longtemps délaissé l’Europe, et nous avons laissé des seconds couteaux se présenter aux élections ». Christophe Castaner fait donc une promesse, « nous ne présenterons pas des candidats battus aux législatives aux élections européennes ».



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