L'invité d'Au Bout de l'Actu : "l'Europe, il faut être réaliste mais pas pessimiste", J.-F. Collombier

L'invité d'Au Bout de l'Actu : "l'Europe, il faut être réaliste mais pas pessimiste", J.-F. Collombier
J.-F. Collombier, à gauche de la photo

POLITIQUE / Jean-François Collombier, président de la Maison de l'Europe à Gap et dans les Alpes du Sud

 

- Alpes du Sud - 

 

« Il faut être réaliste mais pas pessimiste », insiste Jean-François Collombier, président de la Maison de l’Europe de Gap et des Alpes du Sud. Alors que les Italiens ont mis en tête les eurosceptiques du Mouvement 5 Etoiles et de la Ligue, alors que l’Adf, parti nationaliste d’extrême droite est aujourd’hui le premier parti d’opposition d’Allemagne et ne demande pas plus d’Europe, le Royaume Uni a quitté l’Europe. « C’est une succession de mauvaises nouvelles, les mouvements eurosceptiques sont à regarder en face », selon le responsable, invité d’Au Bout de l’Actu. Car il faut « entendre le message des électeurs, mais ce n’est pas en défaisant l’Europe que l’on va y arriver ».

Plusieurs défis s’offrent aujourd’hui dans le débat européen, notamment le drame migratoire « et l’on a failli dans la solidarité européenne avec des pays comme l’Italie et la Grèce ». Autre défi : le Brexit qui entraîne une perte financière de 10 à 13 milliards d’euros par an dans le budget, « les Anglais ont plus à perdre qu’à gagner », estime Jean-François Collombier qui rappelle que le pays a jusqu’en mai 2019 pour acter son départ, « il pourrait y avoir un mouvement de fond au Royaume-Uni », ou provoquer un effet « boule de neige » avec de plus en plus de pays ne se retrouvant plus dans l’Europe et désirant en partir.

 

Une consultation européenne ouverte dans les Alpes du Sud

 

Emmanuel Macron et sa ministre chargée des affaires européennes ont présenté un projet de consultations citoyennes sur l’Europe. Objectif : recueillir les attentes des citoyens européens afin de les intégrer dans le projet de refondation de l’Union. « Il faut véritablement faire passer le message que l’Europe n’est pas un empêcheur de tourner en rond mais permet des projets comme le développement rural ». Et face aux craintes quant au Mercosur et au marché de libre échange avec les pays d’Amérique Latine, Jean-François Collombier annonce faire « confiance en nos dirigeants car l’Europe protège, elle n’est pas béni oui-oui mais il faut que les pays soient solidaires pour ne pas se coucher dans les traités ».


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