Les invités d'Au Bout de l'Actu : "loup, nous ne voulons plus de quotas de prélèvement", B. Gerbert et J. Gras

Les invités d'Au Bout de l'Actu : "loup, nous ne voulons plus de quotas de prélèvement", B. Gerbert et J. Gras

AGRICULTURE / Bertrand Gerbert, administrateur national des JA 05, et Julien Gras, président du comité d'organisation de la Session Ovine 2018

 

- Hautes-Alpes - 

 

« L’avenir, nous aimerions le voir avec le moins de prédation possible pour ne pas subir un stress quotidien » : la session nationale ovine se tenait ce jeudi à Ancelle avec autour de la table Bertrand Gerbert, administrateur national des JA. Au cœur des discussions : la filière et ses perspectives d’avenir. « Il y a des périodes plus difficiles physiquement et moralement. Nous exerçons notre métier par passion mais la passion a aussi des limites », témoigne amèrement le responsable éleveur dans les Pyrénées, qui dit attendre désormais « un geste fort de l’État ». Mais le plan loup 2018-2023 tel qu’il est discuté actuellement ne lui convient pas, « on refuse les quotas ». Car pour Bertrand Gerbert, le loup ne pourra jamais « être éduqué, je suis fatigué des grandes théories ». Et alors que le gouvernement indemnisera les éleveurs attaqués par le canidé uniquement s’ils ont mis en place les mesures de protection, l’administrateur du syndicat agricole voit cela comme « des contraintes. Les mesures sont inefficaces et elles contraignent les bêtes à un rythme qui n’est pas le leur. On va à l’encontre du bien-être animal, de plus, les éleveurs doivent financer une partie des protections ».

 

Autre sujet abordé lors de cette session nationale ovine : les coûts de production et les prix opérés. « Selon les différents bassins, les coûts sont différents, explique Julien Gras, président du comité d’organisation de cette session nationale ovine, en montagne les coûts sont double qu’en plaine. Aujourd’hui, on ne peut plus les diminuer davantage », poursuit-il. Les bêtes ne peuvent faire plus d’agneaux qu’actuellement, certaines charges sont incompressibles, « c’est le prix qui bloque. Il faut que toute la filière se mette autour de la table ».



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