L’invité d’Au Bout de l’Actu : « la possibilité de tir devrait être intégrée dans les moyens de protection », M. Meuret

L’invité d’Au Bout de l’Actu : « la possibilité de tir devrait être intégrée dans les moyens de protection », M. Meuret

ENVIRONNEMENT / Michel Meuret, directeur de recherches au sein de l’INRA Institut National de la Recherche Agronomique Écologue spécialiste du comportement du loup, des animaux conduits sur pâturages naturels et des savoirs et pratiques d’élevage.

 

- Alpes du Sud -

 

« On a mal accueilli le loup en France, nous n’avons pas été clair avec lui » : Michel Meuret, directeur de recherches au sein de l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), Écologue spécialiste du comportement du loup, des animaux conduits sur pâturages naturels et des savoirs et pratiques d’élevage était l’invité d’Au Bout de l’Actu. Un spécialiste qui travaille sur cette question depuis 20 ans, bien loin du débat pour ou contre le loup « qui est clivant ».

 

« L’effarouchement ne marche que quand il y a risque grave »

 

Le canidé, une espèce « intelligente, opportuniste » comme il a pu l’étudier mais dont l’approche de l’Homme doit être modifiée. « Il faut peut être revenir à rebours, entrer dans un réapprentissage avec lui » : en clair, réapprendre au canidé l’aversion de l’Homme afin d’éviter les attaques de prédation mais aussi les actes de braconnage. « Il y a 25 ans, le loup a trouvé refuge en France », explique l’expert. Selon Michel Meuret, il faut aujourd’hui « repousser activement le loup par des tirs ». Tirs « à côté, en l’air ou létaux » qui permettront de lui réapprendre les autres signaux d’alerte mis en place autour des troupeaux, à savoir les moyens de protection, « l’effarouchement ne marche que quand il y a risque grave pour luiPermettre la possibilité de tir dans les moyens de protection rend les autres signaux d’alerte efficaces. Il ne s’agit pas de faire diminuer la population de loups, mais de redonner du sens à la protection ». Une défense qui, selon Michel Meuret, ne doit pas reposer que sur les éleveurs, « la surveillance doit être collective » notamment au travers des brigades de louveterie.



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