Région PACA : pas de cheminots dans les gares ce lundi

Région PACA : pas de cheminots dans les gares ce lundi

SOCIAL / Le syndicat CGT appelle à une journée de grève générale dans le ferroviaire, pour continuer le bras de fer avec le Gouvernement.

 

- Région PACA -

 

Une journée « sans cheminots » ce lundi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Un appel de la CGT, dans son combat contre la réforme du ferroviaire portée par le Gouvernement. Depuis le 1er avril, une grève perlée perturbe fortement le service sur les TGV, les Intercités et les TER. Il est quasi-impossible de réserver à l’avance un billet de train. Les négociations avec le Gouvernement n’arrivent pas à éteindre l’incendie. L’État qui souhaite moderniser l’entreprise, l’ouvrir progressivement à la concurrence et réduire sa dette estimée aujourd’hui à 54,5 milliards d’euros.

 

« On est face à un Gouvernement qui s’entête à dire on vous écoute, mais tout ce que vous proposez on n’en veut pas », J. Bouillé

 

 

Le Gouvernent entend, mais n’écoute pas selon la CGT

Après deux mois de bras de fer, la CGT entend donc redonner un élan à sa mobilisation contre la réforme du ferroviaire. Une journée de grève générale est décrétée ce lundi en région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour dénoncer l’absence d’écoute du Gouvernement. « On a huit points de désaccord, notamment la reprise de la dette, la relance du FRET ferroviaire, le maintien des embauches à statut », explique Julien Bouillé qui est le secrétaire CGT Cheminots à Veynes.

Des cheminots qui veulent que leur statut spécifique reste en place, même pour les futurs embauchés au sein de l’entreprise ferroviaire. Concernant la dette, les annonces du Gouvernement, qui assure vouloir la reprendre à sa charge, ne semblent pas convaincre.

 

France Télécom, le mauvais exemple

Mais la crainte principale reste sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire. Même si le Gouvernement assure que la SNCF restera une entreprise à capitaux publics, l’histoire rappelle de mauvais souvenirs. En tous cas, ce sont ceux mis en avant par la CGT. « On peut parler de France Télécom. Quand ils ont été ouverts à la concurrence, en 1996, ils ont eu les mêmes arguments de la part du Gouvernement et au final, ils ont transformé en société anonyme et, au bout d’un an, c’était déjà ouvert aux actionnaires », regrette Julien Bouillé. Le syndicat qui rappelle que France Télécom et son ouverture à la concurrence devait permettre la création de 170.000 emplois dès 1997. On en compte 85.000 aujourd’hui chez Orange. Une entreprise qui a versé plus de 45 milliards de dividendes depuis 1997 et plus de 40 milliards d’intérêts bancaires. La rentabilité plutôt que la qualité de service regrette les militants qui se disent prêts à ne rien lâcher.

 

« Le moral est au beau fixe et on est déterminés », J. Bouillé

 

La grève doit se poursuivre pour la CGT et pas de craintes de voir l’entreprise SNCF en péril : « On ne pense pas que l’entreprise va se retrouver en danger parce qu’on fait grève. C’est faux », assume et assure le représentant de la CGT des Cheminots de Veynes, Julien Bouillé. La SNCF qui a lancé, en fin de semaine dernière, des offres tarifaires pour tenter de reconvaincre les clients lésés par cette grève durable.

 

Rassemblement à Gap ce lundi à 10h30, avec l’assemblée générale des grévistes sur la place Ladoucette, avec un barbecue partagé et un concert gratuit.

 

G. Piat



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