Alpes du Sud : infirmières, « ni bonne, ni nonne, ni conne »

Alpes du Sud : infirmières, « ni bonne, ni nonne, ni conne »

SANTÉ / Hier, lors des questions au Gouvernement, l’ancienne infirmière et aujourd’hui députée (LREM) des Alpes de Haute-Provence, Emmanuelle Fontaine-Domeizel a défendu la cause des infirmiers et infirmières, demandant des précisions à la ministre de la Santé.

 

- Alpes du Sud -

 

Ce mardi 20 novembre, les infirmiers étaient appelés à cesser le travail, à l'appel de seize organisations. Deux points de rassemblement se tenaient dans les Alpes du Sud, à Gap et Digne-les-Bains. Ils se disent les oubliés du « Plan Santé 2022 ». Pour eux, ce plan les laisse de côté et fait la part belle aux médecins. Ils demandent que « leurs compétences soient reconnues ». 640.000 infirmiers sont recensés en France.

Des infirmiers inquiets alors que le gouvernement veut créer 4.000 postes d’assistants médicaux auprès des généralistes moyennant une facture annuelle de 200 millions d'euros. Autres demandes notamment : l’intégration de la formation dans le cursus universitaire et une revalorisation des rémunérations.

 

Emmanuelle Fontaine-Domeizel se fait le relais des infirmiers et infirmières à l’Assemblée

« Nous les avons rencontrés à l’Assemblée nationale et sur nos territoires, et j’ai pu constater à quel point ils se sentaient exclus de ce plan », défendait, ce mercredi lors des questions au gouvernement, l’ex-infirmière et aujourd’hui députée (LREM) des Alpes de Haute-Provence, Emmanuelle Fontaine-Domeizel. « Il y a un vrai malaise dans la profession que nous devons entendre », insiste encore l’élue qui souhaite se faire « le relais » d’une profession « qui doit être mieux reconnue, mieux valorisé et dont les compétences doivent être prises en compte ».

S’appuyant sur un vieil adage infirmier : « ni bonne, ni nonne, ni conne », l’élue bas-alpine demande à Agnès Buzin, ministre de la Santé, de redonner la place « qu’ils méritent » aux infirmiers et infirmières.

 

Pas de revalorisation en vue

Dans sa réponse, la ministre de la Santé insiste sur « la place centrale » qu’occupe la profession. Défendant « une vision globale » d’un nouveau système de santé « afin de décloisonner les professionnels entre eux ». Agnès Buzin qui annonce plus de compétences offertes à la profession et de plus grands droits ouverts dès le début des études universitaires, mais concernant une éventuelle revalorisation, pas un mot. Pas sûr donc que ces quelques mots rassurent la profession.

 

 

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A.Cam



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