Alpes du Sud : Plan Loup 2018-2023. Indemnisations, protections et tirs, les nouveautés

Alpes du Sud : Plan Loup 2018-2023. Indemnisations, protections et tirs, les nouveautés

AGRICULTURE / Une consultation publique est ouverte depuis ce lundi autour de ce plan 2018-2023 qui contient certaines nouveautés : les indemnisations des attaques seront réalisées si les mesures de protection sont mises en place, un calendrier de tirs est décidé et les éleveurs ont la possibilité de se défendre. Retrouvez les points essentiels ici

 

- Alpes du Sud - 

 

Le prochain plan loup 2018-2023 soumis depuis ce lundi à consultation publique par le Gouvernement. Deux expertises scientifiques ont eu lieu, l’une sur les aspects biologiques de l’animal, l’autre sur les aspects sociologiques. Ainsi, la population du loup est passée d’une fourchette de 119-229 spécimens en mars 2013 à 265-402 individus en mars 2017. D’autre part, le loup a étendu son aide de présence. De 31 zones de présence permanente en France dont 21 structurées en meute en 2013, nous sommes passés à 63 zones dont 52 meutes à la fin de l’été. Et le loup s’est installé dans 846 communes de 33 départements, contre 515 communes de 25 départements il y a cinq ans. Mais la pression de la prédation sur le pastoralisme est belle est bien prise en compte par le Gouvernement.

 

Des indemnisations selon les moyens de protection

Des attaques qui ont coûté 3,2 millions d’euros en 2016, soit 60 % de plus que trois ans auparavant. L’Etat veut donc accompagner les éleveurs, notamment dans la mise en place de moyens de protection. Des mesures qui sont jugées efficaces, en particulier le garde éleveur et les chiens de protection « la prédation sur les troupeaux protégés est moindre que celle sur les troupeaux non protégés. La protection limite le nombre de victimes. Seules des combinaisons de trois moyens et plus sont susceptibles de limiter le nombre des attaques ». Un réseau d’experts sur les chiens de protection va d’ailleurs être mis en place, tout comme un observatoire sur l’efficacité des mesures de protection des troupeaux.  

Des mesures de protection qu’il sera désormais obligatoires de mettre en place, pour être indemnisé. C’est une nouveauté. Jusqu’à maintenant, les éleveurs qui subissaient une attaque du loup étaient indemnisés, même si aucune mesure de protection n’avait été mise en place.

 

Des tirs selon le calendrier

Concernant les tirs, autre nouveauté : la campagne de tirs sera calée sur l’année civile, c’est-à-dire du 1er janvier au 31 décembre, et non de septembre à juin. Le plafond initial de prélèvements autorisés pour l’année 2018 est établi à 40 spécimens, mais pourra être porté à 10 % de la population de l’animal dès que les chiffres du canidé seront connus au printemps. Un taux qui sera appliqué les années suivantes. Si ce plafond est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur pourra autoriser les tirs de défense additionnels dans la limite de 2 % supplémentaires.

Un calendrier est établi également : les tirs de défense simple et renforcée seront privilégiés de janvier à septembre, les tirs de prélèvement seront effectués dans un second temps, à l’automne. C’était une demande de la profession pastorale, permettre à chaque éleveur de se défendre. C’est désormais inscrit : les tirs de défense avec une arme à canon rayé sont libéralisés pour les éleveurs dont les troupeaux sont protégés. Plus besoin de tirs d’effarouchement au préalable. Un accès plus rapide aux tirs de défense renforcée est également prévu dès lors qu’un troupeau a subi trois attaques successives au cours d’un an, ou si le troupeau se situe dans une commune où trois attaques ont été constatées.

Enfin, il est prévu de mieux accompagner financièrement les lieutenants de louveterie. Des crédits seront mis à disposition des préfets pour rembourser leurs frais de transport ou encore les fournir en matériel adapté.

 

Des expérimentations testées

Des expérimentations en matière de protection et d’effarouchement seront également testées comme l’électrification des clôtures, la création de parcs en dur avec des clôtures de 3 mètres de haut, marquer les alpages par des crottes de loups de meutes très éloignées ou encore utiliser des armes non létales. Retrouvez le lien de la consultation publique ici.



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