Alpes du Sud : « quand Airbnb publie de faux chiffres sur la réforme de la taxe de séjour », J.Giraud

Alpes du Sud : « quand Airbnb publie de faux chiffres sur la réforme de la taxe de séjour », J.Giraud

ÉCONOMIE / Les députés ont voté mercredi en commission un amendement qui donne la possibilité aux communes d’alourdir la taxe de séjour sur les hébergements « non classés » comme les loueurs qui passent par la plateforme Internet Airbnb.

 

- Alpes du Sud -

 

Le bras de fer entre Airbnb et les hôteliers de retour dans l’actualité. Nouvel acte, un amendement de La République En Marche (LREM) destiné à instaurer une taxe de séjour proportionnelle au prix des locations sur les plateformes Internet du type Airbnb a été adopté, mercredi, en commission des finances de l’Assemblée nationale. Un amendement suivi d’un communiqué de la plateforme de location sur Internet, que dénonce le député des Hautes-Alpes et rapporteur général de la commission des finances, Joël Giraud. « Airbnb a cru bon de publier un communiqué où les calculs sont erronés » , dénonce l’élu, co-auteur de l’amendement avec Éric Woerth, président de la commission des finances.

 

« Airbnb qui, jusqu’alors, fait appliquer pour les meublés la tarification systématiquement la plus basse, ce qui constitue à la fois une concurrence déloyale vis-à-vis des autres hébergeurs mais aussi un manque à gagner pour les collectivités territoriales. » J.Giraud.

 

Entre 1 et 5% selon la ville

Concrètement, si cette disposition est votée à l’Assemblée nationale, chaque occupant d’un logement loué sur une plateforme comme Airbnb devra s’acquitter d’une taxe de séjour comprise entre 1 et 5% du tarif de location. Une taxe fixée par les communes, permettant d’alimenter les finances des municipalités. De son côté Airbnb affirme dans un communiqué qu’une « famille de deux parents réservant une location meublée à 100 euros à Paris devra potentiellement acquitter une taxe de séjour de près du double de celle facturée dans un hôtel 3 étoiles ».

Faux, pour Joël Giraud. Actuellement, le tarif plafond de la taxe de séjour pour les usagers d’un hôtel 3 étoiles est de 1,50 euro par adulte, soit 3 euros maximum par nuitée par famille de deux parents, les enfants étant (et restant) exonérés de taxe de séjour.

Avec la proposition de réforme de l’Assemblée nationale, le montant total de taxe de séjour sera compris entre 50 centimes et 2,50 euros en fonction du taux appliqué dans la commune et suivant son libre choix. « Il semble que 2,50 euros soient inférieurs à 3 euros et a fortiori à 6 euros, le double de la taxe de séjour d’un hôtel 3 étoiles dans les mêmes conditions », argumente le rapporteur général de la commission des finances.



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