Alpes du Sud : congrès des maires, quels enjeux pour les 140 maires présents à Paris ?

Alpes du Sud : congrès des maires, quels enjeux pour les 140 maires présents à Paris ?

POLITIQUE / Jusqu’à jeudi les maires sont sur Paris afin de faire infléchir les positions du gouvernement et attendent beaucoup du discours du président en clôture. Mais seront-ils entendus ?

 

- Alpes du Sud -

 

Daniel Spagnou, président de l'association des maires des Alpes-de-Haute-Provence (AMF 04) et Jean-Michel Arnaud, président de l'association des maires des Hautes-Alpes (AMF 05), sont tous deux partis à la tête d'une délégation de 140 élus (80 pour les Alpes de Haute-Provence et 40 pour les Hautes-Alpes) depuis ce lundi 20 novembre, afin d’assister au 100ème Congrès National des maires de France à Paris. Un rendez-vous annuel, et une première comme président pour Emmanuel Macron, face à des élus qui espèrent faire bouger les lignes.

 

Emmanuel Macron parviendra-t-il à renouer le contact avec les collectivités locales ?

Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des Territoires, Christophe Castaner, secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement et la ministre Jacqueline Gourault ont eu beau tenter l’opération déminage, lors de leur passage dans les Alpes de Haute-Provence fin octobre dernier, à l’occasion du 33ème congrès de l’Association Nationale des Élus de Montagne (ANEM) les élus des Alpes du Sud sont bien montés pour faire monter la pression.

Rappelant à tour de rôle, sur Alpes 1, que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) n’est pas en baisse, « et même en légère hausse », que la Dotation d'Équipement des Territoires Ruraux (DETR), « s’élève à 850 millions d’euros », soit deux fois plus que l’investissement pour la politique de la ville, que la taxe d’habitation « sera compensée à l’euro près durant au moins trois ans », rien n’y fait.

Parmi les mesures contestées par les élus : les 11 milliards d’économie demandés aux collectivités avec la limitation de la hausse des dépenses de fonctionnement des principales collectivités à 1,2% sur la mandature. La diminution des emplois aidés. Ou bien encore la baisse des APL et ses conséquences sur les établissements publics. Sur ce point, Matignon a déjà fait savoir qu’il n’était « pas question de revenir sur la baisse des APL. »

 

Une première victoire sur la compétence, eau et assainissement ?

En effet, selon les annonces du premier ministre, Édouard Philippe, hier, le gouvernement laissera le choix aux communes de conserver la compétence lorsqu’elles l’expriment au sein de leur intercommunalité. Mais toute de même sous réserve des modalités à venir. Ce qui fait dire au président de l’AMF 05 Jean-Michel Arnaud, farouche opposant à la perte obligatoire de la compétence communale, qu’au delà de « la satisfaction » l’avenir sera déterminant, rappelant que souvent « le diable se cache dans les détails. »



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