Alpes du Sud : fin anticipée de la session extraordinaire pour les députés entre couacs et « rythme effréné »

Alpes du Sud : fin anticipée de la session extraordinaire pour les députés entre couacs et « rythme effréné »

POLITIQUE / Rentrés au parlement pour une session extraordinaire depuis le 4 juillet, les parlementaires des Alpes du Sud devraient pouvoir profiter de repos dès la fin de la semaine, pour le plus grand plaisir notamment de la députée Pascale Boyer.

 

- Alpes du Sud -

 

Pour le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, il n’y a pas de doute : la session extraordinaire ouverte le 4 juillet va s'achever mercredi 9 août. « Je l’ai annoncé ce matin », confirme sur Alpes 1 l’ancien maire de Forcalquier. La semaine dernière celui-ci confiait sur BFMTV que le Parlement aurait « 15 jours d'avance » sur son calendrier. « On avait envisagé que la session extraordinaire se termine le 10, j'avais même pensé un moment le 18 août. »

 

Des vacances anticipées grâce à « la rapidité des travaux parlementaires » ?

Comment justifier d’un départ anticipé alors que de fausses notes ont émaillé le travail parlementaire ? Comme lors de la séance de débats à l'Assemblée de la loi Confiance se soldant par le départ des députés Insoumis et Républicains de l'hémicycle et dans une séquence politique où il ne se passe quasiment pas un jour sans que le travail du Perchoir ne soit remis en cause.

Contredisant l'argument d'amateurisme avancé par certains sur le sujet, le cabinet du porte-parole du gouvernement explique au contraire que ce départ en vacances anticipé est lié à « la rapidité des travaux parlementaires, avec de longues séances nocturnes ». Des travaux justement consacrés à l'étude des projets de loi sur la Confiance dans la vie publique et sur l'habilitation du gouvernement à légiférer par ordonnances qui seront débattues dans l'hémicycle cette semaine avant le début des vacances.

Reste que, pour Christophe Castaner, « ce qui compte, c'est que les choses avancent. Bien sûr il y a des débats, des reportages, des commentaires, des incidents de séance, ce qui n'est pas très nouveau. Mais l'ensemble des textes que nous avions inscrits à la session extraordinaire de juillet se poursuit dans de bonnes conditions et nous serons en avance sur le calendrier que nous avions envisagé. »

 

« Je suis extrêmement fatiguée »

Des congés bienvenus notamment pour la députée (LREM) des Hautes-Alpes, Pascale Boyer, qui constate chez nos confrères d’Europe 1 que cette session s’est déroulée dans « un rythme effréné. » Nouvelle élue à l’assemblée,  celle-ci confie qu’ « il n’y a aucun temps mort ». « Il y a eu quelques soucis d’organisation au niveau des bureaux, donc on était un peu en errance dans l’Assemblée et même dans Paris. Comme je le dis dans ma circonscription, j’étais une SDF parisienne. Moi la première, je suis extrêmement fatiguée. »

Prenant « le bateau en route », Emmanuelle Fontaine-Domeizel, députée des Alpes de Haute-Provence en lieu et place de Christophe Castaner, constate « une ambiance tendue face à l'excès de travail et des amplitudes de travail de 19 heures par jour ! Une course dont se mêlent les votes d'amendements, la présence en commission, l'installation à l'Assemblée nationale et en circonscription.... Tout est accéléré avec des députés tout aussi brillants qu'épuisés. »

Pour le plus capé et le plus rodé à l’exercice parlementaire, le député des Hautes-Alpes et rapporteur général de la commission des finances, Joël Giraud, les décisions les plus importantes à retenir sont « la fin de la pratique des emplois familiaux à l'Assemblée nationale qui avaient défrayé la chronique. » Ainsi que le rétablissement, ce matin en commission mixte paritaire « des dispositions d'inscription des peines d'inéligibilité au casier judiciaire. »

 

Deux mois de vacances loin de l’hémicycle ?

Si la date du 3 octobre semble être le jour choisi pour l’ouverture de la session ordinaire  de l’Assemblée nationale, les députés pourraient toutefois revenir plus tôt, notamment pour les membres des commissions permanentes qui se réunissent avant la fin de l'été. En 2016, la commission des Lois avait par exemple repris ses travaux le 6 septembre. Une période traditionnellement choisie par les députés pour faire leur rentrée politique et passer du temps dans leurs circonscriptions.



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