Hautes-Alpes : La polémique Gravity Gates…

L’événement VTT du début août à Briançon sur la sellette suite à un passif entre la nouvelle municipalité et le promoteur Ludovic Arnaud.

Les dates avaient été annoncées lors du Roc D’Azur en octobre dernier, elles avaient été depuis confirmées à la grande joie des organisateurs mais c’était sans compter les guerres intestines qui sévissent à Briançon.

Ludovic Arnaud, c’est « Next Financial Partners », et « Next Financial Partners », c’est le projet d’aménagement économique et touristique du fort des Trois Têtes…et ce projet, Arnaud Murgia, maire de Briançon, ne veut pas en entendre parler…du moins, pas pour le moment. Dans un communiqué, le nouveau maire de Briançon a expliqué ce week-end suspendre les rapports entre la ville et « Next Financial Partners » et d’expliquer que « la viabilité du montage fiscal (…) doit faire l’objet d’une analyse approfondie (…) les procédures judiciaires initiées par des investisseurs semblent se multiplier (…) le groupement d’entreprises ayant élaboré les plans et permis de construire réclame 1 369 240€ à la société NFP (…) l’une des sociétés rattachées à la conduite du projet a été condamnée à verser plus de 500 000e à l’une des sociétés d’architectures dans le cadre de la réalisation du permis… »

Bref, l’ensemble de ces faits, comme le note Arnaud Murgia, l’oblige « à étudier plus en détail les conditions de cette opération, dans un souci de protection des intérêts des briançonnais et de l’image de la ville ».

Vu sous cet angle, difficile de voir « Next Financial Partners » étaler ses logos les 1er et 2 août pendant le Gravity Gates.

La ville de Briançon demande donc aux organisateurs de renoncer au partenariat de 10 000€ avancés par la société de Ludovic Arnaud.

Arnaud Murgia, qui est également conseiller départemental, propose, en accord avec la présidence du conseil départemental, une subvention du même montant afin que l’évènement puisse tout de même se tenir.

Est-ce que cela sera suffisant pour boucler le budget de cette compétition ? est-ce que les organisateurs seront prêts à abandonner un de leurs partenaires ?

A suivre.

 

TM