Hautes-Alpes : lorsque les glaciers reculent, comment la vie s’organise-t-elle sur ces marges glacières ?

Hautes-Alpes : lorsque les glaciers reculent, comment la vie s’organise-t-elle sur ces marges glacières ?
crédit photo : Parc national des Écrins

CULTURE / ENVIRONNEMENT / Une quinzaine d’agents du parc national des Écrins s’est rendue durant cinq jours au glacier Blanc pour effectuer des relevés

 

- Hautes-Alpes -

 

Alors que les glaciers reculent, comment la vie s’organise-t-elle sur ces marges glacières ? Ces espaces que le glacier laisse apparaitre en reculant. C’est la question que se posent les scientifiques du Parc national des Écrins. Une quinzaine d’agents s’est rendue durant cinq jours au glacier Blanc, le plus grand glacier des Alpes du Sud. Il est en fort recul depuis plusieurs décennies du fait du réchauffement climatique. « L’idée du suivi que l’on souhaite réaliser et qui a démarré cette année, c’est pour comprendre, au travers des différentes espèces que l’on va observer, comprendre les dynamiques qui se mettent en place sur les terrains qui sont libérés des glaces et qui sont des terrains donc vierge de toute vie. Il s’agit donc de voir comment la vie va s’implanter au fur et à mesure » souligne Damien Combrisson chargé de mission au service scientifique du Parc national des Écrins, spécialiste des invertébrés. 

 

Comment sont effectués les relevés ?

Ces marges glacières sont datées très précisément. Il y a quatre grandes périodes de fonte du glacier. Sur ces marges glacières, entre 15 et 20 zones de 4m² ont été sélectionnées de façon aléatoire. « On va faire des relevés floristiques. Les botanistes vont donc passer. Une fois que ce travail est fait. L’équipe d’entomologiste du parc fait plusieurs récoltes de plusieurs espèces » explique Damien Combrisson.  Une séquence témoin, qui n’a pas été recouverte par le glacier depuis quelques centaines de milliers d’années, a aussi été mise en place, afin de comparer.

 

« On imagine que ce que l’on observe aujourd’hui, ça a aussi une valeur pour le futur » D. Combrisson

 

Selon Damien Combrisson, « l’idée c’est que l’on puisse, dans 50 ou 80 ans, reproduire cette méthode avec autant de rigueur de façon à ce que ça soit très pertinent, et comparable ». Pour les scientifiques, il s’agit donc de comprendre quelles sont les espèces que l’on peut retrouver dans les différentes marges glacières. Il s’agit aussi d’en savoir plus sur les traits biologiques qui favorisent l’implantation sur ces terrains vierges. De premiers résultats apparaissent déjà comme le souligne Damien Combrisson, « on est tombé sur une période d’émergence de fourmis ailés. On en a trouvé sur les séquences les plus proches du glacier. Pourtant il y a peu de végétation pour que la vie puisse s’implanter. Cela nous a conforté dans l’idée qu’on avait que le transport aérien était l’un des facteurs prépondérants pour appréhender la colonisation de la vie au niveau de ces terrains, qui sont vierges ». Notez que des résultats plus poussés devraient être communiqués au début de l’année 2020.

Le reportage d’Aurore Vallauri :

 

A. Vallauri



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