Hautes-Alpes : loup, des clarifications réglementaires attendues pour l'utilisation des lunettes de tir à visée nocturne

Hautes-Alpes : loup, des clarifications réglementaires attendues pour l'utilisation des lunettes de tir à visée nocturne

AGRICULTURE / Cécile Bigot-Dekeyzer, préfète des Hautes-Alpes, était l'invitée du Supplément. Loup, fièvre charbonneuse, feu bactérien... elle évoque les sujets qui préoccupent la profession agricole

 

- Hautes-Alpes - 

 

Lunettes de tir à visée nocturne : le cadre réglementaire sera clarifié, explique ce matin la préfète des Hautes-Alpes, Cécile Bigot-Dekeyzer. Pour rappel, face à la prédation du loup, un arrêté interministériel autorise, depuis février dernier, les lieutenants de louveterie à utiliser cet équipement pour tirer sur le canidé. Sauf que, en parallèle, une loi classe toujours ces lunettes comme matériel de guerre. « Des éléments de clarification sont en cours », poursuit la représentante de l’État, qui pose également une autre question : « les moyens de protection et les tirs autorisés sont-ils efficaces et suffisants ? ».

 

Le rapport tir/attaque le plus élevé de France

Depuis le début de l’année, 400 arrêtés de tirs de défense simple ont été pris, 38 tirs de défense renforcée, un tir de prélèvement renforcé et un tir de prélèvement simple pour la zone du Dévoluy. Huit loups ont été prélevés, 286 constats d’attaque ont été effectués, pour 1.004 ovins prédatées, « les lieutenants de louveterie sont très efficaces. Nous avons le rapport tir/attaque le plus élevé de France ».

Une efficacité des tirs, des éleveurs qui ont « tous appliqués des moyens de protection ».  Pourtant, la prédation perdure. Que manque-t-il encore dans le Plan loup ? « Une mission des ingénieurs généraux du Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement est en cours », précise la préfète. Elle doit examiner l’efficacité du plan et réaliser des comparaisons avec des pays voisins. Le référent pour le plan d’action du loup et de l’élevage sera également prochainement en déplacement dans les Hautes-Alpes, à la demande de la préfecture.  

 

Fièvre charbonneuse : « l’épisode est derrière nous »

55 bêtes sont mortes de cette fièvre charbonneuse qui a sévi depuis la fin juin sur le département des Hautes-Alpes, principalement des bovins, 14 communes ont été touchées. Mais le dernier animal découvert décédé de cette fièvre remonte au 27 août. « L’épisode est désormais derrière nous », précise Cécile Bigot-Dekeyzer, qui ajoute l’attention « des services à entretenir un dialogue quotidien avec la profession agricole afin de mettre en place les mesures nécessaires pour limiter la propagation de la maladie, toute contamination humaine ou animale ». Pourtant, la profession s’inquiète désormais de la « mauvaise publicité », « je tiens à rappeler, et continuerai à le rappeler, que tous les produits animaux des Hautes-Alpes sont totalement sains ». Mais les éleveurs sont parfois « confrontés à des acheteurs qui en profitent pour tirer les prix vers le bas ». Un impact qu’il est difficile à mesurer pour l’instant, « mais on le suivra ».

Retrouvez l'entretien de la préfète des Hautes-Alpes, au micro de Cyrielle Michard, en suivant ce lien

 

C. Michard



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