Hautes-Alpes : "les éleveurs sont blasés du protocole loup, on ne veut pas tuer du loup"

Hautes-Alpes : "les éleveurs sont blasés du protocole loup, on ne veut pas tuer du loup"

AGRICULTURE / Jean-Claude Michel, président du groupement pastoral de Saint-Etienne en Dévoluy, était l'invité du Supplément Hautes-Alpes

 

- Hautes-Alpes - 

 

Deux attaques coup sur coup, des dizaines d’ovins dévorés ou tués par le loup : les éleveurs dans la Vallée du Dévoluy n’en peuvent plus, « nous sommes blasés » lance Jean-Claude Michel. Il est le président du groupement pastoral du Dévoluy. Malgré l’arrêté de tir de prélèvement pris par la préfète des Hautes-Alpes, autorisant l’abattage de deux loups sur un mois, la profession ne parvient pas à être rassurée, « car encore faut-il parvenir à les tuer » poursuit le responsable.

 

"On ne veut pas tuer du loup"

 

Car les 21 lieutenants de louveterie des Hautes-Alpes n’ont pas, selon lui, les moyens matériels pour répliquer. « Leurs fusils ne sont pas équipées de jumelles nocturnes. Ils sont obligés d’éclairer avant de tirer avec des projecteurs, ce qui donne une chance au loup de s’enfuir », avant d’aller plus loin « on ne veut pas tuer le loup ». Alors que Stéphane Bouillon, le préfet coordonnateur du plan national d’actions sur le loup, doit se déplacer prochainement dans le département, Jean-Claude Michel demande une simplification administrative, « car il y a beaucoup de formulaires à remplir pour obtenir un justificatif pour un tir de défense simple, et avoir un lieutenant de louveterie près des troupeaux. Mais c’est aux éleveurs d’en faire la demande, et comme ils sont blasés… ils ne le font pas ».

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le Supplément Hautes-Alpes en cliquant ici

 

C. Michard



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