Hautes-Alpes : victimes de violences conjugales, la prise en charge est améliorée

Hautes-Alpes : victimes de violences conjugales, la prise en charge est améliorée

SOCIÉTÉ / Avec notamment la signature d’une convention de partenariat permettant la prise en charge du transport de victimes de violences conjugales, de jour comme de nuit, qu’elles soient accompagnées ou non d’enfants.

 

- Hautes-Alpes -

 

Chaque année, 201.000 personnes sont victimes de violences conjugales en France, pour un combat qui n'est pas gagné, puisque entre 2016 et 2017 ce sont 23% d’affaires de violence conjugales supplémentaires que compte l’Hexagone. Dans les Hautes-Alpes, les chiffres sont encore plus accablants : entre 2016 et 2017, ce sont + 106 % d’affaire traités en zones police et + 37 % en zones gendarmerie. Sur cette même période, 250 femmes ont été prises en charge par le milieu associatif.

Mais il est encore difficile d’avoir des chiffres précis, révélateurs d’un véritable état des lieux, car outre les plaintes enregistrées auprès des services de l’ordre, il y a aussi les « chiffres noirs ». Ces personnes qui subissent des violences, mais qui ne portent pas plaintes et restent en dehors des radars. C’est dans ce contexte que la préfète des Hautes-Alpes, Cécile Bigot-Dekeyzer a signé une convention de partenariat pour une meilleure prise en charge.

 

La prise en charge du transport de victimes de violences conjugales

Ainsi, la préfète, le président du Syndicat départemental des artisans taxis des Hautes-Alpes, David Allaud et le président de l’Association pour la promotion des actions sociales et éducatives, Christian Blanc, ont signé le 1er août 2018 une convention de partenariat permettant la prise en charge du transport de victimes de violences conjugales, de jour comme de nuit, qu’elles soient accompagnées ou non d’enfants.

Ce dispositif pourra être sollicité par toute personne (victimes, proches, forces de l’ordre, travailleurs sociaux, corps médical et paramédical…) en composant le 115 lorsque les solutions de « droit commun » ne peuvent pas être mobilisées, telles que les transports en commun, pris en charge par les travailleurs sociaux, les unités de police ou de gendarmerie.

La prise en charge pourra intervenir pour permettre à la personne bénéficiaire de rejoindre un lieu d’hébergement d’urgence, de se rendre à une convocation dans le cadre d’une procédure judiciaire, ou pour toute autre situation d’urgence.

 

Des places d’hébergement d’urgence pour une mise à l’abri des femmes victime de violences

Les Hautes-Alpes qui avancent dans la prise en charge des femmes victimes de violences, avec depuis novembre 2017, la création de places d’hébergement d’urgence. « La maison des femmes » a été créée par les services de l’État et gérée par l’association l’APPASE (Association Pour la Promotion des Actions Sociales et Éducatives, bi-départementale sur les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence). Un lieu qui peut accueillir des femmes et leurs enfants pour se reconstruire tout en étant accompagné.

Gaëlle Vallet, déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité entre les femmes et les hommes des Hautes-Alpes :

Victimes, témoins, familles, proches … chacun peut également jouer un rôle et libérer la parole pour venir en aide aux personnes victimes de violences.

 

Infos pratiques :

Le 115 : numéro d’urgence pour solliciter une mise à l’abri.

39 19 : Violences Femmes Info est un numéro d'écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés.

 

Sur le même sujet >>> Hautes-Alpes : Putain de Guerrières pour venir en aide aux victimes de violences conjugales

 

A.Cam



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