Hautes-Alpes : Génération identitaire, es-tu toujours là ?

Hautes-Alpes : Génération identitaire, es-tu toujours là ?

SOCIÉTÉ / Le porte parole du mouvement Romain Espino apporte une réponse très claire et sans équivoque " oui nous sommes toujours là , nous sommes toujours en mission dans le Briançonnais"

 

- Hautes-Alpes -


À la question, Génération identitaire es-tu encore là dans le Briançonnais ?  Le porte-parole du mouvement Romain Espino apporte une réponse très claire et sans équivoque : « Oui, nous sommes toujours là. Nous sommes toujours en mission dans le Briançonnais.

 

« Nous sommes entrés dans la 3ème phase de l'opération », R. Espino

 

« La première phase était de bloquer le Col de l'Échelle pour attirer l'attention des médias et faire en sorte que les politiques se positionnent sur cette question. Ensuite, nous sommes passés sur une phase où des équipes mobiles de surveillance avaient pour vocation d'attirer l'attention sur l'ensemble de la zone et plus uniquement sur le Col de l'Échelle. Et puis là nous sommes dans une phase où l'on réalise un vrai travail d'investigation », assure le communicant de Génération Identitaire.

Depuis leur arrivée dans le Briançonnais le 21 avril, le mouvement est engagé dans l'opération répondant au nom de code « Mission Alpes ».Une dizaine de membres du mouvement se relaie chaque semaine pour mener des opérations d'investigations, avec la même conviction que celles menées en Méditerranée en août 2017. « Les réseaux de passages clandestins sont constitués souvent de la même façon. On a d'un côté des passeurs, au sens propre du terme, qui se font rémunérer pour pouvoir passer des clandestins et de l'autre côté des associations ou militants qui agissent par idéologie et qui utilisent les clandestins pour servir leurs idées, au détriment donc des clandestins comme on l'a vu en Méditerranée et au col de l'Échelle et surtout au détriment des Français et des Européens », estime le porte-parole Romain Espino.

 

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Une présence remarquée des activistes qui n'est pas du goût de la municipalité

Le maire de Briançon a tenu à informer la préfecture, au travers d'une lettre précisant la présence de ce mouvement. La municipalité ne comprend pas « l'inaction de l'Etat ».

 

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« Ce qui est vraiment gênant, c'est que nous sommes amenés à les croiser en ville, comme par exemple sur le marché où ils étaient présents pour faire signer des pétitions. Ils font du collage sauvage dans plusieurs endroits de la ville. On a même recueilli plusieurs témoignages de migrants, via l'association Refuge Solidaire, qui disent avoir été traqués par les personnes de Génération Identitaire. Nous trouvons que ces activistes cherchent à alimenter un climat de peur », souligne sur Alpes 1  Vincent Faubert, directeur de cabinet du maire de Briançon.

 

« La loi est de notre côté et on va pas s'en priver », R. Espino

 

Le Procureur de la République de Gap est en train d'enquêter sur les membres du groupe, afin de déterminer s'ils auraient usurpé la fonction publique lors des maraudes en zone frontalière. Mais pas de quoi inquiéter outre mesure pour le porte-parole de Génération identitaire, Romain Espino : « En effet, on a entendu parler de ce délit d'immixtion dans un travail de la fonction publique. La réalité est tout autre, car notre but était d'attirer l'attention et de montrer que les pouvoirs publics ne faisaient pas leur travail. Pour preuve, nous avons constaté que maintenant il y a une reprise en main du col de l'Échelle. Aujourd'hui, nous faisons un travail d'investigation et nous avons tout à fait le droit de le faire. La loi est de notre côté et on va pas s'en priver. »

D'un côté, la municipalité de Briançon conteste la présence et les actions d'un tel mouvement, au titre d'un risque important de débordement à l'ordre publique, et de l'autre ce mouvement européen est déterminé à rester sur le territoire pour mener à bien sa mission. Un bras de fer qui risque de durer encore un certain temps.

 

Le reportage d'Olivier Milleville

 

O. Milleville



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