[MAJ] Hautes-Alpes : occupation du Prorel à Briançon, les associations de défense des migrants se désolidarisent

[MAJ] Hautes-Alpes : occupation du Prorel à Briançon, les associations de défense des migrants se désolidarisent

SOCIÉTÉ / Une opération coup de poing dénoncée par plusieurs associations d’aide aux migrants qui démentent les allégations des personnes mobilisées

 

- Hautes-Alpes -

 

L’ancienne école du Prorel de Briançon occupée illégalement dans la nuit de mercredi à jeudi. Une vingtaine d’exilés y sont hébergés, pour faire face, selon les occupants, « à une situation d’urgence ». Une allégation démentie par certaines associations, dont « Refuge Solidaire » qui est mandatée par la Communauté de Communes du Briançonnais pour gérer l’accueil des migrants. Joël Pruvot, membre du Conseil d’Administration, explique ne pas avoir été informé de cette action.

 

« Leurs allégations sont fausses ! », J. Pruvot

 

Joël Pruvot qui ne comprend pas les arguments avancés par ces militants, notamment du manque de places. Du fait de la reprise progressive de la circulation des trains, certains départs ont été effectués. « Il y avait de nombreuses places disponibles pour accueillir de nouveaux migrants, 15 départs ont eu lieu de Briançon, 12 de l’Argentière la Bessée, quatre de Guillestre », explique Joël Pruvot, membre du Conseil d’administration. 25 places ont également été ouverte par la paroisse, ce qui représente 56 places disponibles « sans compter les 25 mineurs transférés à Gap ».

 

Une discussion rompue entre associations de défense et militants

L’opération coup de poing est donc dénoncée par plusieurs associations d’aide aux migrants, qui parlent « d’agression » et de mise à mal de tout le travail entrepris depuis de nombreux mois pour organiser l’accueil de ces personnes. Refuge Solidaire craint que cela fragilise les relations entretenues avec la municipalité et craint que le soutien de la population s’ébranle un peu plus, alors que cette salle servait aux différentes associations de la commune. Une discussion a été entamée avec les militants, « mais elle est impossible ».

 

 

« Peut être que Monsieur Gryzka cherche à ce qu’il y ait des incidents ? », J. Pruvot

 

Une occupation qui a suscité la réaction sur les réseaux sociaux de Romain Gryzka, le leader de l’opposition, la qualifiant de « pur scandale. Les actions de ces individus clairement orientées sur l’échiquier politique constituent un trouble à l’ordre public ». Avant de poursuivre et de rejeter la responsabilité sur les associations, qui ont notamment placé des migrants de dimanche soir à mardi dans les locaux de la gare SNCF à Briançon, « elles ont beau dénoncer aujourd’hui cette occupation car elle touche leurs amis élus de gauche mais elles sont responsables des débordements en ayant amplifié l’appel d’air et en l’organisant ! ». Joël Pruvot qui répond en pointant un « manque d’humanité, j’attends toujours ses propositions quant aux migrants ».

 

Contactée, la mairie de Briançon n'a pas encore donné suite à notre appel. 

 

C. Michard



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