Hautes-Alpes : privatisation du contrôle de stationnement, « Gapençais, vous allez payer… »

Hautes-Alpes : privatisation du contrôle de stationnement, « Gapençais, vous allez payer… »

POLITIQUE / Si Roger Didier se défend de vouloir mettre en place un système qui pousserait la future entreprise, chargée de contrôler le stationnement, à faire du chiffre, Christophe Pierrel dénonce l’inverse et apporte une contre-proposition.

 

- Hautes-Alpes -

 

« Nous avons pris le temps de lire l’appel d’offre en procédure adaptée publié par la mairie concernant le contrôle du stationnement payant et nous nous devons de jouer notre rôle d’alerte pour que les Gapençaises et les Gapençais mesurent bien la décision inadaptée que prend le maire. » Ainsi réagit Christophe Pierrel, candidat aux municipales de Gap en 2020, face au souhait du maire, Roger Didier, de lancer un appel d’offres pour la gestion du contrôle de stationnement.

En savoir plus >>> Hautes-Alpes : Gap va-t-elle privatiser le contrôle de stationnement ?

 

« Nous regrettons une nouvelle fois qu’une décision de cette nature ne soit pas discutée en Conseil municipal ainsi qu’avec la population », C.Pierrel.

 

Christophe Pierrel affirme que « contrairement à ce qu’il [Roger Didier] affirme, il y aura bien une carotte pour l’entreprise qui gérera ce service pour le compte de la municipalité. Cette carotte, c’est le portefeuille des Gapençaises et les Gapençais ! »

Ainsi, dans le bordereau de prix unitaire joint à l’appel d’offre, la méthode choisie apparaît clairement : l’entreprise sera rémunérée à travers une part fixe et une autre variable selon le nombre de verbalisations et de réclamations traitées. « De quoi inciter à faire du chiffre au risque de se retrouver dans la situation de la ville de Paris dont l’entreprise gestionnaire a généré plus de 50.000 fausses verbalisations  », constate Christophe Pierrel.

 

« Il existe pourtant d’autres solutions et nous les porterons »

Pour Christophe Pierrel, un autre système « plus vertueux, plus intelligent et déconnecté du nombre de PV » est possible. Celui-ci consisterait à rémunérer l’entreprise qui remportera le marché sur l’évolution des revenus des horodateurs et non des verbalisations. « En effet, si celle-ci remplit correctement ses missions, les automobilistes devraient être amenés à payer plus régulièrement leur stationnement et non à être plus souvent verbalisés. Les profits ne sont pas la finalité de la verbalisation. Il s’agit d’un acte pédagogique ».

 

A.Cam



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