Hautes-Alpes : il faut moderniser l'abattoir de Gap

Hautes-Alpes : il faut moderniser l'abattoir de Gap

ÉCONOMIE / Aujourd’hui, l’outil est vieillissant, mal adapté au volume de production et aux nouvelles attentes sur le bien-être animal.

 

- Hautes-Alpes -

 

L’abattoir de Gap a besoin d’un programme d’investissements. Le message des professionnels de la filière viande ce lundi, lors de la venue de la sénatrice des Hautes-Alpes Patricia Morhet-Richaud. Une structure qui était située auparavant derrière les Silos de Gap, avant de rejoindre la zone de Luye. L’abattoir de Gap qui emploie 13 personnes à l’année.

Le maire de l’époque, dans les années 80, Bernard Givaudan accepta de construire un nouveau bâtiment si une coopérative venait créer en parallèle une salle de découpe pour mieux structurer et pérenniser la filière. Chose faite avec Le Montagnard des Alpes. Depuis, l’abattoir n’a subi qu’une seule rénovation en 2005, 800.000 euros accordés par le maire Pierre Bernard-Reymond.

 

 

Une activité en croissance

Dans l’abattoir de Gap, on abat 500 porcs par semaine, 250 agneaux et 80 bovins pour 120 clients, 80% de grossistes et également des éleveurs, des bouchers et même des particuliers. Un million d’euros, c’est le chiffre d’affaire de cette structure, qui réserve 4,5% de ces recettes pour améliorer les équipements et respecter les normes en vigueur.

Mais aujourd’hui, l’outil est vieillissant, mal adapté au volume de production et aux nouvelles attentes sur le bien-être animal.

 

Bruno André est le président de la Sicaba, la Société d'intérêt collectif agricole d'abattage du bétail alpin qui exploite par Délégation de service public l’abattoir de Gap :

 

Deux études ont été lancées pour chiffrer les travaux à réaliser. Leur financement sera à partager avec la mairie, propriétaire des murs. L’exploitant, la Sicaba, est prête à lancer rapidement et à ses frais la rénovation de la chaine porcine.

 

« Il faut inévitablement investir, pour pouvoir continuer d’évoluer », P. Morhet-Richaud

 

Une nécessité d’investir observée par la sénatrice des Hautes-Alpes Patricia Morhet-Richaud :

 

 

Soutenir la filière sur le plan législatif

La parlementaire est aussi venue à l’abattoir de Gap ce lundi, pour rencontrer tous les acteurs de la filière. Il a été question de structuration de la filière, pour mieux organiser la récupération des animaux, leur suivi, l’abattage, la transformation. Il a été question également du développement du bio, qui ne représente actuellement que 5% des bêtes abattues. La valorisation des déchets non vendus est aussi une problématique.

 

Patricia Morhet-Richaud qui prépare l’examen de la loi qui fait suite aux États généraux de l'alimentation :



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