Hautes-Alpes : le chantier RTE ne sera pas suspendu par le préfet

Hautes-Alpes : le chantier RTE ne sera pas suspendu par le préfet

SOCIÉTÉ / Alors que les NO THT ont dévoilé plusieurs rapports de manquements administratifs ce week-end dans le défrichement mené par RTE pour créer les pistes d'accès à l'installation des pylônes, le préfet répond

 

- Hautes-Alpes -

Chantier RTE dans les Hautes-Alpes, le préfet répond à NO THT. Des opposants à ce chantier de rénovation électrique en Haute-Durance qui sont parvenus à obtenir des rapports fournis à l’État, et témoignant de manquements administratifs et de non-respect des arrêtés préfectoraux dans la création des pistes d’accès pour installer les pylônes. Selon ces rapports, RTE ne respecterait pas l’atlas cartographique des espèces protégées lors du défrichement.

 

En savoir plus >>>> Hautes-Alpes : RTE, un chantier de rénovation électrique non-conforme à la préservation de la biodiversité ?

 

 

Une information dont n’a pas manqué de s’emparer Europe Écologie les Verts dans les Hautes-Alpes ce mercredi, demandant la suspension immédiate des travaux et une réponse rapide du préfet.

 

« Les documents diffusés sont les meilleurs ambassadeurs de l’action de l’État », P. Court

C’est donc le cas ce jeudi sur Alpes 1. Philippe Court s’exprime et explique que « les documents diffusés sont les meilleurs ambassadeurs de l’action de l’État ». Loin de sembler embarrassé par la diffusion de ces documents, le préfet souligne que cela démontre « d’un contrôle rigoureux de l’État dans ce projet, l’action de contrôle menée sous mon autorité est particulièrement importante. Il s’agit du chantier le plus contrôlé dans les Hautes-Alpes », explique-t-il à la rédaction. Philippe Court poursuit en précisant que ce dossier n’est pas depuis ce week-end sur son bureau, mais « depuis deux mois », depuis les conclusions du rapport de la MISEN et de la DDT.

 

« Aucun élément de droit ne justifie de suspendre le chantier », P. Court

Qu’en sera-t-il donc demain de ces pistes d’accès qui sont parfois implantés à 163 mètres de l’arrêté préfectoral. Si le règlement administratif autorise, lors de la création de pistes provisoires pour un chantier, un délai de cinq ans pour la remise en état, une discussion s’est déroulée avec l’entreprise RTE. Cette dernière a accepté de ne pas attendre « systématiquement ces cinq ans et réaliser la remise en état dès que les travaux sur les pylônes sont réalisés », explique Philippe Court. Quant aux cas particuliers qui nécessiteraient plus de temps, « nous avons demandé une étude écologique et l’appréciation des conditions technico-environnementales qui permettent de justifier qu’on va garder cette piste provisoire plus longtemps mais toujours dans un délai règlementaire de cinq ans ».

Le préfet des Hautes-Alpes ne compte donc pas suspendre ce chantier, « aucun élément de droit ne justifie une telle action ».

La réponse de Philippe Court, le préfet des Hautes-Alpes, sur Alpes 1 :



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