Hautes-Alpes : Briançon, Guillestre, Embrun et Gap accueilleront des ressortissants de Calais

Hautes-Alpes : Briançon, Guillestre, Embrun et Gap accueilleront des ressortissants de Calais

SOCIÉTÉ / La préfecture des Hautes-Alpes parle d’accueil de groupes limités, sur une durée limitée de 6 mois. Les précisions ici.

 

-Hautes-Alpes-

Près de 120 ressortissants étrangers de la Jungle de Calais devraient être accueillis d’ici une semaine dans les Hautes-Alpes. Le préfet du département, Philippe Court, confirme ses propos du 10 octobre dernier sur Alpes 1, « ce doit être un non évènement. Nous répondons aux lois et aux conventions internationales ». Le responsable de l’État qui met en parallèle ce sujet et celui du tourisme, « avec 20 millions de nuitées par an dans les Hautes-Alpes, je ne crois pas que l’arrivée de 120 ressortissants soit un vrai sujet ».

 

Une procédure volontaire

Aucune des communes d’accueil n’a été forcée par la préfecture à prendre sa part de solidarité dans le démantèlement du bidonville de Calais, des demandes ont été effectuées auprès des maires qui, après avis de leurs conseillers, ont donné soit leur accord soit leur refus, « et je n’ai pas eu de refus sur toutes les demandes effectuées », précise Philippe Court. Le préfet qui parle bien de « politique d’hébergement et de l’habitat avec le démantèlement d’un bidonville à travers un accueil qui se veut le plus serein possible » et non de problématique « migratoire ».

 

Quelles communes concernées ?

Si on savait déjà que Gap et Guillestre devaient accueillir chacune 30 migrants dans les prochains jours, et Embrun 25 ressortissants étrangers, Briançon a de nouveau ouvert ses portes. La ville fortifiée, qui avait déjà accueilli des migrants de Calais en novembre 2015 et vu l’ouverture cet été d’un CADA (Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile), propose à nouveau d’en recevoir une vingtaine qui viendraient s’ajouter aux cinq toujours présents. « Nous sommes dans la continuité d’un engagement voté à l’unanimité du conseil municipal en octobre 2015, d’accueillir une trentaine de réfugiés calaisiens », explique le maire, Gérard Fromm, sur Alpes 1. D’autres communes concernées ? « Non », répond le préfet des Hautes-Alpes, le gouvernement ne demandant pas d’aller au-delà dans l’engagement.

 

Des solutions d’hébergement entièrement prises à la charge de l’État

Les ressortissants étrangers seront accueillis dans des CAO, Centres d’Accueil et d’Orientation, par France Terre d’Asile. Dès le premier jour, une évaluation de leur situation sera effectuée, « mais en général, 70 à 90 % sont des demandeurs d’asile », précise le préfet, « qui seront présents trois à six mois ». La prise en charge sera intégralement à la charge de l’État. Par ailleurs, si certains ressortissants ont déjà le droit d’asile, ils seront alors sortis du dispositif et réorientés pour se réinsérer. Aucune communication sur les lieux d’hébergement ne sera par contre effectuée par la préfecture pour éviter les prises à partie ou possibles manifestations et dégradations.



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