Hautes-Alpes : débattre sur l'impact du développement du bois énergie

Hautes-Alpes : débattre sur l'impact du développement du bois énergie

ENVIRONNEMENT / L’association SOS Forêts du Sud ne s’oppose pas fermement aux centrales bois énergie, mais veut sensibiliser à la bonne gestion de la ressource.

 

- Hautes-Alpes –

Le bois pour produire de l’énergie, est-ce la meilleure solution dans les Hautes-Alpes et ailleurs ? C’est la question que pose l’association SOS Forêts du Sud, qui organise trois débats ce mois-ci dans le département.

Une association qui veut provoquer la réflexion, alors que les centrales fleurissent de plus en plus : une troisième chaufferie bois en projet à Embrun, celle de Briançon qui oppose, sans oublier le projet de méga-centrale biomasse à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône, qui consommerait 15.000 tonnes de bois de rebut sur les Hautes-Alpes et plus de 29.000 tonnes issues de la sylviculture, sur les Alpes de Haute-Provence.

 

Réfléchir aux impacts de la surconsommation de bois

L’association SOS Forêts du Sud a pour objectif de protéger la ressource en bois, sans pour autant s’opposer fermement aux centrales bois énergie. Elle veut surtout sensibiliser à la bonne gestion de la ressource. « Il faut s’interroger sur les effets pervers qu’a le bois. C’est-à-dire qu’on préfère aujourd’hui changer les chaudières qu’isoler les bâtiments », regrette sur Alpes 1 Jean Ganzhorn, membre du collectif dans les Alpes du Sud. « Il faut se poser la question de quel est aussi l’impact du développement des poêles chez les particuliers, qui ont beaucoup dégradé la qualité de l’air dans nos vallées. »

Pour SOS Forêts du Sud, qui organisait son premier débat ce 1er mars à Aiguilles dans le Queyras, il faut mieux étudier l’impact environnement dans son ensemble, avant de construire des réseaux de chaleur bois, juste parce qu'ils sont tendances actuellement. « On peut exploiter le bois, mais de manière intelligente. Essayer de comprendre que si on va très fort dans une direction, sans ordonner la filière, on peut avoir des effets pervers très importants », ajoute Jean Ganzhorn.

Pour assister à ces débats, rendez-vous ce jeudi à L’Argentière-la-Bessée et le 17 mars prochain à Guillestre.

 

Jean Ganzhorn, membre du collectif SOS Forêts du Sud :



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