Hautes-Alpes : tunnel de Chambon : quelle est la situation à ce jour ?

Hautes-Alpes : tunnel de Chambon : quelle est la situation à ce jour ?

ÉCONOMIE / Alors que la tension monte d’un cran , Alpes 1 fait le point sur l’état des travaux.

Hautes-Alpes -  Le Tunnel de Chambon, plus qu’une porte d’entrée pour le nord des Hautes-Alpes, un symbole. Le symbole d’un choix, celui de l’état Français qui en 2005 décide, malgré des avis de réserve de la chambre régionale des comptes, de transférer la RN 91, aux départements de l’Isère et des Hautes-Alpes. La route nationale devenue route départementale 1091. Une route sur laquelle se trouve le tunnel de Chambon, aujourd’hui emblème de l’impossibilité pour des départements d’entretenir un ouvrage qui demanderai un budget d’au moins 24 millions d’euros, quand le département des Hautes-Alpes dépense à lui seul, pour une année et pour l’ensemble du réseau routier environ 17 millions d’euros.

Au-delà du constat, la réalité est aujourd’hui la suivante, après deux approches techniques et une date d’ouverture fixée au 10 juillet, les dégradations s’accentuant les services techniques ont dû faire face et proposent un troisième scénario.

Un conseiller départemental sans certitude face à la nature

Marcel Cannat, conseiller départemental en charge des routes, est devenu un homme qui ne montre plus aucune certitude face à une situation tenue par la loi de la nature, et que l’homme n’a su anticipé.

Face à la montagne les techniciens avaient répondu par une solution, celle de faire glisser au sein du tunnel un coffrage sous forme de super structure métallique censé permettre de couler une nouvelle voute. C’était sans compter sur l’état de délabrement de l’ancienne voute qui continuait de bouger. Avec une conséquence qui a mis un frein au projet : le coffrage ne rentre plus, et tout est à revoir. Pour Marcel Cannat il n’y a alors qu’une solution «il faut casser la voute existante, soit avec un robot avec un brise roche hydraulique, une solution que pour le moment nous  écartons, au profit d’une solution de forage par l’intérieur pour dynamiter sur 20 mètre la voute ».

Une solution de dynamitage qui « n’est pas sans risque », concède Marcel Cannat, mais qui rappelle que « le dynamitage sera ciblé et calibré pour casser le béton de l’ancienne voute, en espérant tout de même ne pas avoir à subir des dommages collatéraux qui aggraveraient la situation. »

La date d’ouverture, nouveau point de tension

Le président du conseil départemental, Jean-Marie Bernard, annonçait une date de réouverture le 20 juillet, une nouvelle annonce qu’a pris au mot le Collectif du Chambon, appelant à la démission de Jean-Marie Bernard si ce nouveau délais n’était pas respecté.

Marcel Cannat quand à lui est plus prudent et envisage une ouverture « juste avant le tour de France, à savoir le 24 Juillet ». Tout en sachant que si l’ouverture n’avait pas lieu en temps et en heure « le tour ne passerait plus par le col du Galibier mais par la croix de Fer pour arriver à l’Alpes d’Huez ».

Alors quel enseignement à cette situation, et  que faire à plus long terme ?

Marcel Cannat, Jean-Marie Bernard, et Gérard Fromm maire de Briançon sont reçus aujourd’hui par Alain Vidalies secrétaire d’État chargé du transport, et dans cette réunion deux propositions seront faites :

Celle de voir l’État reprendre sous son aile la RN 1091, « c’est ce que propose Gérard Fromm, mais je n’y crois pas », et l’autre solution avancée par le conseiller départemental de « signer un contrat de plan  avec la région Paca, et avec la région Rhône-Alpes, pour avoir des finances à la hauteur des investissements à réaliser sur le Chambon mais aussi sur tous les ouvrages de ce type sur le département »



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